Publié dans Editorial

De la honte et du gâchis

Publié le vendredi, 17 mai 2024


La messe est dite ! Tel un couperet, le verdict irrévocable et définitif est tombé. Les autorités suprêmes du football africain, la CAF, confirment la sentence : le Stade Barea n’est pas homologué. Le vin est tiré, il faut le boire ! Les Barea joueront ailleurs. La Fédération malagasy du football (FMF) doit choisir et soumettre incessamment aux instances continentales les stades où l’équipe nationale jouera ses prochains matchs.
De la honte ! Du coup, le sentiment de souveraineté et de fierté autour du grand Stade Barea s’écroule comme un château de sable. Quelle a été la fierté de tous les Malagasy notamment les amoureux du ballon rond quand le pays s’est offert de ce « bijoux » sinon de ce « trésor ». Les épris du sport-roi de l’océan Indien à même du continent africain enviaient certainement  le privilège des malagasy. Nos amis les Comoriens, les Seychellois, les Mauriciens  et même ceux de La Réunion n’en doutèrent pas la fierté des habitants de la Grande île ayant un grand stade flambant neuf de cette taille. Il est certain que notre joli Stade Barea soit le plus grand en Afrique tout au moins parmi les grands. N’en parlons plus de la fierté du régime Orange en réussissant la construction d’un tel édifice au beau milieu de la ville. Mahamasina étant un site historique portant dans ses entrailles des souvenirs indélébiles sur l’Histoire de Madagasikara. Le choix de Mahamasina coïncide avec l’importance historique de l’endroit. En effet, Mahamasina fut et reste un haut lieu ou sacré à tous les évènements officiels et solennels de haute importance depuis la nuit des temps. Lieu de sacre de tous les souverains de l’Imerina et plus tard de Madagasikara. Site d’investiture de tous les Chefs d’Etat de la Grande île. L’endroit choisi par le Général De Gaulle pour annoncer solennellement le retour du pays à la souveraineté. Le Stade municipal de Mahamasina, futur Stade Barea, fut le théâtre de grands matches internationaux depuis toujours, de l’époque coloniale en passant par la Première République. Cadre de grandes cérémonies civiles et militaires des fêtes de l’indépendance. Bref, le site de Mahamasina abrite toutes les festivités civiles, militaires et sportives du pays. Un témoin de l’Histoire nationale et objet de fierté et de souveraineté de tous les Malagasy. Le moment où la CAF entérine le verdict relatif au refus de l’homologation du Stade Barea, le monde s’écroule et vire au drame !
Du gâchis ! L’Etat encaisse de lourd préjudice. Des milliards ont été sortis de la caisse publique. En effet, il faut noter que le géant Stade Barea fut, selon les termes du Chef de l’Etat Rajoelina lors de l’inauguration, construit sur la base des fonds propres de l’Etat. En d’autres termes, le peuple l’a payé de la sueur de son front. C’est du gâchis ! Il fallait appeler « chat » par « chat » ! Sans complaisance aucune, on doit reconnaître notre ineptie du moins de ceux à qui on a confié le dossier de la construction aux réparations nécessaires.
Maintenant, quoi faire ? On ne peut laisser pourrir ce joli joyau ! Il appartient aux autorités compétentes nationales de tout reprendre afin qu’au prochain contrôle notre Stade Barea soit éligible.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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