Publié dans Editorial

Secteurs clés

Publié le mercredi, 29 octobre 2025

Après avoir esquissé des lignes retraçant quelques points essentiels des « Domaines prioritaires » de la vie nationale auxquels les  dirigeants de la Refondation de la République ont donné deux mois aux nouveaux membres du Gouvernement pour faire leurs preuves, nous en venons aux « secteurs clés » portant le même degré d’importance en termes d’urgence et dans la même durée impartie. 

Nous entendons par secteurs clés, spécialement à travers cette colonne, quatre points inévitables : l’agriculture, le tourisme, l’industrie et les services publics (transports et infrastructure routière).

L’agriculture vient, en toute logique, en premier plan, des secteurs clés. Madagasikara, étant reconnu pour un pays à vocation agricole, plus de 75% de la population vivent et évoluent dans le monde rural. Ainsi, la croissance des produits agricoles dont le riz, principale nourriture des malagasy, trône en première ligne. Les autres produits tels le manioc, le maïs, les cultures maraîchères et celles de rente n’en déméritent point. Dans la Grande île, l’état en qualité de la production agricole dont le riz conditionne la situation de l’autosuffisance alimentaire.

L’importance en termes de priorité du secteur Tourisme vient, selon mon humble avis, directement après l’agriculture. Un secteur clé suffisamment porteur au sein de l’économie nationale, le tourisme mérite l’attention des décideurs. Le tourisme nourrit une importante frange de la population rurale ou villageoise et divers groupes d’opérateurs allant des guides aux agences selon leurs catégories. Une véritable et dynamique industrie !

Les activités industrielles s’inscrivent légitimement dans l’orbite des secteurs clés. Le développement des activités industrielles devra aller de pair, en parallèle, avec la croissance des produits agricoles. L’agro-industrie, une nouvelle filière prometteuse pour le cas de Madagasikara, devra se situer au cœur des efforts à accomplir par les autorités publiques. L’ODOF, « One district, one factory » se révèle comme une voie et un moyen efficaces pour vulgariser les produits industriels répondant aux besoins directs de la population au niveau de chaque District.

L’amélioration sans attendre des services publics, un des secteurs clés, constitue une urgence prioritaire. Le bon fonctionnement du transport en commun notamment en milieu urbain nécessite des actions très urgentes. Presque la totalité des usagers constitués globalement d’élèves et des travailleurs, plus de 90% de la population active, utilisent quotidiennement les services des taxi-be, taxis-bicyclettes et éventuellement des taxis-motos. La qualité des services laisse complètement à désirer. Les autorités communales et centrales ne peuvent pas se défiler des actions urgentes à déclencher. Le réseau routier dans tout Madagasikara exige des réhabilitations sérieuses et impérieuses surtout les routes nationales. Un défi monstre qui impose au nouveau patron des Travaux publics une célérité d’action.

Pour en finir, il m’est impossible de ne pas soulever les conditions de réussite. Des critères s’érigent en pole position dont la lutte sans merci contre la corruption. Un facteur indispensable pour ouvrir la voie du succès. Et la mise en application, sans concession, de la politique d’austérité.

Travaillez, prenez de la peine … !

Ndrianaivo

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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