Publié dans Editorial

Mieux … !

Publié le lundi, 17 novembre 2025

Sauf contre temps, le Premier ministre, chef du Gouvernement, Herintsalama Andriamasy Rajaonarivelo va présenter le programme du Gouvernement à l’Assemblée nationale ce mardi 18 novembre 2025. Il s’agit d’un exercice « rituel » dicté par la Constitution. En effet, en vertu de l’Art. 99 de la Loi fondamentale comme suit : « Dans les trente jours de sa nomination, le Premier ministre présente son programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat au Parlement qui peut émettre des suggestions. » Ainsi donc, c’est une obligation constitutionnelle au cours de laquelle l’Exécutif se plie devant les représentants du peuple et se donne de tous les efforts afin que les concitoyens soient à la première loge de ce que le Gouvernement compte entreprendre pour assurer et offrir le maximum d’opportunités à la Refondation de la République Malagasy.

On s’attend ce jour à une « belle » présentation de programme ! Un programme ficelé et bien structuré sur la base des chiffres mirobolants. Dès l’annonce de ce discours-programme, la Primature donne le ton en avisant que la présentation de ce programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat (PGE) s’articulera autour de trois axes de bases sinon prioritaires. D’abord, rétablir la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants. Ensuite, renforcer la bonne gouvernance et garantir la transparence dans toutes les sphères de l’Etat. Enfin, entreprendre une lutte déterminée contre la corruption et toutes formes de malversations. En outre, le Gouvernement entend également réaffirmer le rôle républicain des Forces armées, poser les bases doctrinales de la nouvelle République et préparer un référendum constitutionnel qui serait suivi d’élections libres, transparentes et consensuelles. Selon l’esprit de la Constitution prévue par le même Art. 99, le Parlement, à l’issue de la présentation, peut émettre des suggestions.

Tous les « programmes de gouvernement » de la Première République à nos jours (Quatrième République) ont été sans faute les meilleurs, presque parfaits. Des « Plans quinquennaux » du régime PSD au « Boky Mena » de l’Amiral Rouge Didier Ratsiraka en passant aux successives « PGE », soixante-cinq ans après, le pays descend aux enfers ! C’est beau de présenter un Programme de Gouvernement bien articulé, nettement structurant et largement appuyé par des chiffres ronflants mais c’est mieux de le réaliser, de les transformer en actes concrets. Et c’est justement là que le bât blesse ! Si tous les « beaux » programmes de Gouvernement présentés durant ces 65 ans d’indépendance ont été suivis d’actes concrets ne serait-ce qu’à moitié ou au quart ou même à un huitième près, le pays ne sera pas là où il est. Au final, les concitoyens n’ont eu droit qu’à de belles paroles sans suite, qu’à des promesses mirobolantes, … Des démagogies qui dépassent l’entendement. L’exemple du précédent régime effare plus d’un. En dépit des rappels à l’ordre parfois musclé du Chef de l’Etat, de l’époque, des membres du Gouvernement affichaient des comportements totalement indifférents et surtout une attitude incomprise !

Loin de nous l’idée de jeter l’opprobre sur la bonne volonté des nouveaux tenants de pouvoir, seulement, les expériences malheureuses vécues nous amènent forcément vers certaines réserves. On espère bien que l’année 2026 soit le début d’une véritable ébauche de la Refondation. Qui vivra, verra !

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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