Publié dans Editorial

Enfin

Publié le lundi, 10 juin 2019

Un évènement de taille voire exceptionnel défraie les chroniques : le régime IEM met fin au « banquet officiel » traditionnellement offert au Palais d'Etat d'Iavoloha dans le cadre de la célébration de la Fête nationale du 26 juin. Une véritable bombe, une déflagration dont les souffles ou ondes de choc provoquent  auprès de la population, à travers le pays tout entier et même en dehors des confins de nos frontières des vibrations ou des secousses sismiques, palpables ici-bas dans les ménages du bas peuple.

 

Enfin, on est en face des dirigeants conscients des réalités dans lesquelles le pays s'était engouffré et sensibles aux implacables conditions misérables et inhumaines au sein desquelles la grande majorité de la population vit. Au fait, la Fête nationale du 26 juin est bel et bien une « réjouissance populaire » mais non pas réservée uniquement aux quelques « mahitahita » invités au Palais pour un grand festin tandis que le peuple doit se contenter de… rien !

Depuis le 19 janvier, de cette année, date à laquelle Rajoelina Andry Nirina prêta serment devant le peuple et par la suite, investit des pouvoirs en tant que Président de la République, des mesures courageuses ont été prises. Cent jours et un peu plus après, de grands chantiers promis à travers le « Velirano » démarrent déjà. Notre vaillant et jeune Chef de l'Etat, Rajoelina Andry, prend très au sérieux les engagements qu'il avait pris devant la Nation. Ce qui ne fait d'ailleurs qu'enchanter les 25 millions de Malagasy que le bon Dieu a bien voulu choisir pour habiter ce beau pays. Pour une fois, on a affaire à un Président qui  honore ses promesses de campagne, qui respecte ses paroles. Un atout majeur que n'importe quel dirigeant peine à prouver du moins pour le cas de Madagascar.

Mais l'évènement décisif, de loin, le plus important et qui capte les attentions de tous, même les détracteurs du régime, réside de la ferme résolution du Chef de l'Etat à éradiquer à jamais le gaspillage des ressources du pays. La gestion de la caisse de l'Etat répond désormais à des critères stricts. La gabegie et les malversations au détriment de cette vulnérable caisse ne sont plus de mise, des actes indignes du régime IEM. Ainsi, l'austérité dans le sens le plus noble du terme ne sera plus un vain mot. Les dépenses farfelues et superflues du genre « banquet royal » au Palais ne trouvent plus leur place. La nécessité d'économiser l'argent public prime et ne se marchande plus.

Le journal que vous tenez à la main criait au scandale à toute forme de dilapidation depuis toujours. Le régime HVM ignorait comme de l'an quarante les cris de détresse. Finalement, des appels et rappels à l'ordre dans le désert.

Pour une fois, la « descente » du Saint-Esprit parmi nous qu'on vient de célébrer n'a pas été vaine. Il ne rentrera pas « bredouille » ! En effet, visités par cet Esprit bienveillant, nos dirigeants finirent par prendre des décisions courageuses et utiles.

Enfin, le Sénat réduit au strict minimum en termes d'effectif, les coupes budgétaires au sein des Départements pour les dépenses jugées non prioritaires et voici la suppression du banquet d'Iavoloha, enfin, le pays se dirige vers la bonne voie !

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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