Publié dans Editorial

Coup d'accélérateur !

Publié le dimanche, 07 juillet 2019

Akinwuni Adesina, le président de la Banque africaine de développement en visite officielle dans la Grande Ile, donna un coup de pouce décisif à la mise en œuvre de l'Initiative pour l'Emergence de Madagascar (IEM). Prêt à soutenir, à fond, le jeune Président de la République Malagasy, le président la BAD confirme sa détermination à apporter l'assistance financière et technique nécessaire.

 

Créée en 1964, la Banque africaine de développement, acronyme BAD, est destinée à combattre la pauvreté et à améliorer les conditions de vie sur le continent noir et cela par la promotion des investissements à capitaux publics et privés à travers des programmes aptes à soulever les défis en jeu souvent complexes des pays membres. Elle est composée, essentiellement, du Fonds africain du développement (FAD) et du Fonds spécial du Nigéria. Depuis sa création, la BAD n'a cessé d'œuvrer  dans le processus de développement des pays membres de la région. Et cela, sans forcément prendre en considération des aléas politiques locaux. En effet, à la différence des autres organismes dispensateurs de crédit qui, souvent, posent des préalables portant de temps à autre à des considérations politiques, la BAD estime qu'il faut à tout prix porter assistance à la population quelles que soient les orientations politiques ou autres prises par le régime en place. De par la raison d'être de son existence, la BAD ne se dévie pas de sa mission initialement attribuée.  

Pour le cas de Madagascar, en particulier, la BAD fut et continue de l'être l'une des rares Institutions financières qui n'a jamais cessé de répondre présente à chaque fois que le besoin se fit sentir. Elle est toujours aux côtés des pays en proie aux fragilités quelle que soit la nature. Au moment fort de la Transition issue de la crise de 2009, la BAD tenait toujours à contribuer aux améliorations des conditions de vie des Malagasy. Elle n'hésitait pas à contourner l'embargo imposé par les bailleurs de fonds traditionnels via les Institutions de Bretton Woods.  Membre à part entière de la BAD à partir de 1974, la Grande Ile suscite toujours l'intérêt de la Banque. Elle continuait de financer les grands chantiers qu'elle jugeait nécessaires et aptes à surmonter les défis.

A l'issue des assises entrant dans le cadre de la deuxième réunion de reconstitution du FAD 15 qui s'étaient tenues à Antananarivo (Carlton) du 2 au 4 juillet dernier, il a été décidé de doubler les apports financiers accordés à la Grande Ile. A cet effet, 366 millions USD seront mobilisés ! Selon les déclarations du président Adesina, Madagascar répond exactement aux critères d'intervention définis par la BAD. A travers ses interventions, en public, il ne cachait pas sa conviction et sa détermination d'accorder un coup d'accélérateur aux efforts déjà entrepris dans le pays. Les engagements tenus par le jeune président malagasy pour « sauver » son pays méritent les appuis. Il manifestait son intérêt à le soutenir.

Nommé à la Banque en mai 2015 et ayant pris officiellement fonction le 1er septembre de la même année, Akinwumi Ayodeji Adesina, ce spécialiste  nigérian  en économie agricole, spécialiste en développement rural et ancien ministre, ne ménage point les efforts pour bénéficier d'un coup d'accélérateur aux actions de développement des pays jugés  fragiles dont fait partie Madagascar.

Ndrianaivo

Fil infos

  • Actu-brèves
  • Hauts emplois de l’Etat - Ruée vers les 24 postes de chef de Région
  • Elections consulaires des Français de l’Etranger - La liste Français du Monde revendique une meilleure prise en charge sociale
  • Refondation - « L’espoir d’un véritable renouveau démocratique s’amenuise », dixit la société civile
  • Direction Générale de l’ARAI - Un homme de l’intérieur prend les rênes
  • Premières pluies - Les infrastructures déjà mises à très rude épreuve
  • Actu-brèves
  • HCC - Trois anciennes ministres réintègrent l’Assemblée nationale
  • Concertation nationale - LES RECOMMANDATIONS D’UN CITOYEN D’AMBATONDRAZAKA
  • Détention de Rinah Rakotomanga - Son avocate dénonce des dessous politiques

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

A bout portant

AutoDiff