Publié dans Politique

 Trafic illicite de 73.5 kg d’or - 11 personnes déférées ce jour au parquet

Publié le jeudi, 07 janvier 2021


Comme indiqué par le Président de la République lors du récent conseil des ministres l’affaire du trafic illicite de 73.5 kg d’or interceptés en Afrique du Sud va passer devant la justice.  11 personnes devraient être déférées au parquet ce jour dans le cadre de cette affaire. L’information a été livrée hier lors d’une réunion interministérielle d’urgence au ministère des Affaires étrangères dans l’après-midi, consécutive aux directives du Président de la République lors du Conseil des ministres de la veille. Une réunion à laquelle ont participé le Ministre de la Justice, le ministre de la Défense nationale, le ministre de la Sécurité publique, le Secrétaire d’Etat à la gendarmerie nationale, le ministre des Mines et des Ressources Stratégiques, et le ministre du Transport, du Tourisme et de la Météorologie, mais également les premiers responsables au niveau des autres ministères concernés. Une réunion qui a vu l’absence de l’hôte des lieux, en l’occurrence le ministre des Affaires étrangères, en mission à l’extérieur du pays, selon des précisions. Le rapatriement de l’or saisi par les autorités Sud-Africaines et l’extradition des présumés passeurs a été au cœur des discussions qui ont duré un tour d’horloge et demi. La qualité des 11 personnes qui vont passer à la barre n’a pas été communiquée. Il est fort à parier que les membres de l’équipage de l’avion ayant transporté les trois passagers venant de Madagascar et l’un des passagers qui n’ont pas embarqué fassent partie de ce contingent de 11 personnes. Les 8 restants est une énigme pour l’heure, même si logiquement des responsables en poste à l’aéroport le jour du départ de l’avion pourraient faire partie des déférées. La question est aussi de savoir si l’un des deux passagers n’ayant pas embarqué à bord de l’aéronef et qui travaillerait dans l’événementiel fait partie de ces personnes qui devront comparaître devant le juge d’instruction.
Outre la décision de porter plainte dans cette affaire, l’Etat malagasy a également la volonté de rapatrier l’or et d’extrader les auteurs de ce trafic arrêtés en Afrique du Sud. La demande allant en ce sens sera formulée dans les prochaines heures selon le ministre de la Justice. Il précise toutefois qu’en l’absence d’un accord d’entraide judiciaire avec l’Afrique du Sud en matière pénale, la demande se fera sur la base du principe de réciprocité. Johnny Richard Andriamahefarivo indique par ailleurs que la demande d’entraide et d’extradition formulée par le parquet et transmise par le ministère de la Justice sera relayée vers les autorités sud-Africaines par le ministère des Affaires étrangères durant les prochaines heures. Une célérité que le patron de Faravohitra explique comme nécessaire en raison de la tenue du procès de cette affaire prévue le 12 janvier prochain. En tout cas, le régime semble montrer une détermination sans faille à lutter contre le trafic illicite des ressources naturelles du pays. Le Président de la République affiche son intransigeance. Lors du conseil des ministres il a prévenu contre toute tentative de saborder le processus judiciaire dans cette affaire. Selon le Secrétaire d’Etat à la gendarmerie, les autorités malagasy se sont saisis de l’affaire dès le 1er Janvier en raison du caractère illégale de la sortie du territoire de l’avion transportant les trafiquants.
La rédaction



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Editorial

  • Cause nationale
    En 1959, le tout jeune Gouvernement malagasy dut faire face à une grave inondation qui sévit presque dans toute l’île, notamment à Antananarivo et environs. Dans la Capitale, Ikopa déverse ses eaux sur tous les bas-quartiers. Betsimitatatra et ses rizières immergées ! Le Gouvernement de feu Philibert Tsiranana déclare Antananarivo en « zone sinistrée » et « l’état d’urgence nationale » est décrété. Pour affronter ce sinistre national sans précédent, le Gouvernement malagasy fait appel à la contribution de tous étant donné qu’il s’agit d’une cause nationale. On se rappelle du « Fitia tsy mba hetra » par le moyen duquel chaque concitoyen est convié à participer. A noter que les caprices (les crues) de l’Ikopa et de Sisaony créaient depuis la nuit des temps des problèmes à tous les gouvernants. Les souverains et leurs sujets d’Andrianjaka à Andriamasinavalona et surtout Andrianampoinimerina durent rivaliser d’ingéniosité pour construire des digues afin…

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