Publié dans Politique

Logements sociaux à Ivato - Livraison imminente de 150 appartements

Publié le mardi, 18 mai 2021

Carence manifeste, le secteur du logement est en proie à ce phénomène depuis plusieurs décennies. En raison notamment de l'absence d'une vision prospective liée à l'augmentation du nombre de la population et au développement conséquent des villes. Face à cette situation alarmante, le projet de construction de logements sociaux, à travers le pays, a été intégré dans la Politique nationale du logement ou PNL. Fruit de ce projet, 9 immeubles abritant 150 appartements seront livrés à leurs nouveaux propriétaires dans un futur proche.

 

Ces immeubles sont présentement en cours de finition du côté d'Ivato et constituent la première vague de livraison d'un peu moins d'une quarantaine d'immeubles du même type qui suivront selon les calendriers de réalisation du projet. La pandémie a eu un impact sur l'avancement des travaux qui ont dû être suspendus pendant au moins trois mois l'année dernière. Actuellement, les ouvriers s'attèlent à la peinture et au carrelage.

Pour rappel, 38 immeubles à 4 étages chacun, composés de 608 appartements au total, vont être construits à Ivato. Cela afin de concrétiser l'une des promesses du Président Andry Rajoelina qui consiste à offrir à tous, des logements décents. Les immeubles du nouveau quartier d'Ivato seront équipés de parkings, de commerce de proximité, d'une aire de jeux et d'espaces verts, en plus des espaces d'habitation. « Chaque immeuble sera également alimenté par de l'énergie renouvelable dont des panneaux solaires », a précisé le ministère en charge des Nouvelles villes et de l'Habitat au début des constructions, il y a de cela un an. Selon le Président de la République, alors qu'il était encore en campagne en 2018, ces logements seront cédés à de ventes-locations. Autrement dit, les habitants paieront le prix d'achat de l'appartement sous-forme de loyer mensuel et après une certaine période de paiement de loyer, l'appartement lui appartiendra définitivement. C'est évident que les personnes qui veulent en acquérir doivent répondre à des critères bien définis dont le fait d'avoir un revenu fixe mensuellement.

Transparence

Pour maximiser le concept de transparence, l'attribution de ces lots d'habitation s'effectuera par le principe du tirage au sort au même titre que les « Trano mora » d'Anosiala ont été attribués à leurs propriétaires actuels à l'époque de la transition. Selon les résultats du troisième Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH), plus d'un tiers de la population malagasy habite en milieu urbain. Les projections de ces chiffres annoncent que d'ici 20 ans, la moitié de la population de la Grande île habitera dans les villes qui représentent un poids économique majeur. 20% des Malagasy sont concentrés dans 72 agglomérations urbaines dans le pays. Mais les 172 villes réparties dans 219 Communes du pays sont également à considérer.

C'est pour cette raison que le régime actuel a priorisé la construction de plusieurs infrastructures pour donner un second souffle aux agglomérations asphyxiées par la forte croissance démographique. Selon les chiffres officiels de l'Agence nationale d'appui au logement et à l'habitat (ANALOGH), un gap de 960 000 logements est enregistré à Madagascar. Et la crise du logement reste un réel problème dans les grandes villes, particulièrement à Antananarivo qui rassemble plus de 10% de la population de la Grande île et le tiers de la population urbaine. Les projets de ce genre, comme les cités d'Ampefiloha ou de 67ha, ayant été réalisés qu'en début d'indépendance ont été mis en veilleuse pour ne reprendre que présentement pour répondre au phénomène démographique urbaine grandissante.

Hary Rakoto

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Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

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