Publié dans Politique

Hôpitaux publics - La gratuité des premiers soins d'urgence effective

Publié le vendredi, 15 octobre 2021

La mise en place d'une politique de santé plus juste et plus équitable, au plus proche de la population, est un défi et une priorité du régime Rajoelina. C'est précisément dans cet objectif qu'une cérémonie officielle de signature de l'engagement de l'Etat malgache pour le fonds de premiers soins d'urgence dans les hôpitaux de Madagascar a eu lieu, hier, au Palais d'Etat d'Ambohitsorohitra. Un jour qui marque l'officialisation de l'engagement de l'Etat que le Président de la République avait déjà esquissé lors de la célébration du 130e anniversaire du Centre hospitalier de Soavinandriana appelé également Hôpital militaire (HOMI).

 

Selon le Chef de l'Etat, la décision de mettre en place ce fonds vient du désir d'offrir à tous les Malgaches, sans exception, la gratuité des premiers soins d'urgence dans les hôpitaux du pays. Cette initiative répond à une urgence sociale. La réalité existante à Madagascar est terrible, souligne le grand patron d'Ambohitsorohitra. Un patient n'est pris en charge dans le service des urgences que s'il règle au

préalable les montants des premiers soins. Des frais impossibles à payer pour de nombreuses familles, souvent faute de moyens tout simplement. Par ailleurs, les intrants, tels que les cotons et seringues sont payants dans les hôpitaux.

Pourtant, « La définition même d'une urgence réside dans le fait qu'elle soit imprévisible et non planifiée. Ce qui se passe dans les urgences est inadmissible quand on pense qu'il s'agit là d'une vie et de la santé de la population. C'est la raison pour laquelle, j'ai donné une instruction claire à ce que ce fonds pour les urgences soit créé au plus vite », a ainsi expliqué le Chef de l'Etat.

Ainsi, désormais, les 99 centres hospitaliers de District, les 16 centres hospitaliers de Région, les 22 Centres hospitaliers universitaires bénéficieront de cette prise en charge des patients pour tout ce qui est soins d'urgence. « Ce fonds d'urgence contribuera à rétablir la justice sociale et l'égalité sanitaire pour tous sans regards d'origine ni d'âge et certainement pour les gens qui n'ont pas de revenus », a indiqué le Président Rajoelina.

Fini la négligence à l'endroit des patients

Selon le ministre de la Santé publique, le Professeur Zely Randriamanantany, désormais les patients admis au niveau des services d'urgences bénéficieront immédiatement des premiers soins d'urgence dès leur admission. Grâce à ce fonds, les hôpitaux pourront acquérir des médicaments et autres intrants formant un kit d'urgence pour les patients.

Force est encore de constater que de nombreux efforts sont en œuvre dans le domaine de la santé publique à Madagascar. Le Président de la République a fait sien l'adage malgache, « lahitokana ny aina ». C'est pour cette raison que l'Etat malgache a érigé la santé de la population comme priorité. Par ailleurs, la santé comme l'éducation sont des composantes essentielles d'un développement harmonieux et durable d'un pays, souligne le Président Rajoelina.

« En toute logique et en bon père de famille », le Chef de l'Etat a donc fait de la santé de la population malagasy est une de ses priorités. Ainsi, l'Etat malgache à travers le concours du ministère de la Santé publique œuvre sans relâche pour la réalisation du « Velirano » présidentiel pour l'accès de tous à des services de santé de qualité et de proximité. C'est pour cette raison que le régime actuel a mis en place une réforme en profondeur du système de santé à Madagascar, à savoir l'amélioration de la qualité de la prise en charge, mais surtout les soins en milieu hospitalier.

Un investissement important a été fait sur les équipements et les infrastructures. Plus d'une centaine de Centres de santé de base et 13 hôpitaux ont ainsi été construits dans tout Madagascar. Des hôpitaux historiques de la Capitale ont vu leurs services des urgences faire peau neuve. En somme, l'Etat malagasy œuvre pour mettre en place la santé pour tous, et le « Velirano » du Chef de l'Etat. Des efforts et des travaux que l'Etat malgache entend ne pas cesser pour le bien-être de la population.

Recueillis par L.A.

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Editorial

  • Désagrément séculaire
    Antananarivo, la ville basse, vit tous les ans les difficultés humainement gênantes dues aux caprices des eaux en période de pluie. En 1610, quand le Roi Andrianjaka, le demi-frère d’Andriatompokoindrindra, se décida de déménager le chef-lieu de son royaume d’Ambohimanga, à Analamanga, il ne comptait pas, à jamais d’ailleurs, s’installer sur la vaste plaine de Betsimitatatra mais il choisit le site d’une colline hautement perchée surplombant ladite plaine. Un choix délibéré et assumé ! Notons qu’Analamanga n’était pas un lieu inhabité. A son arrivée, des occupants s’y installaient déjà : les Vazimba. Ces derniers y vivaient paisiblement. Au moment où les guerriers – éclaireurs envoyés par le souverain d’Ambohimanga frappèrent à la porte, les Vazimba, premiers occupants de la Colline bleue n’ont pas déployé de la résistance. Ils obtinrent en revanche l’assurance de pouvoir se déménager à Antehiroka.

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