Publié dans Politique

Meurtre barbare d’un couple à Ambohimanambola - Son neveu épinglé, d’autres suspects en cavale

Publié le mardi, 22 mars 2022

Actuellement, un certain E. est placé en garde à vue dans les locaux de la Gendarmerie situés dans le cœur de la Capitale. Il aura à répondre de ses actes sur les assassinats barbares et inhumains de Didier Randrianandrasana(47ans) et de Jocia Hovaliany (49 ans), qui ne sont autres que l’oncle et la tante du concerné même. Car les corps sans vie et atrocement défigurés des défunts, qui sont des natifs de la Région de SAVA et ayant domicilié à La Réunion, ont été récemment découverts coincés sous un tas de blocs de rocher sur un angle d’un déblai sis à Ambohimanjanaka, quartier d’Ambohimitsinjo, Commune rurale d’Ambohimanambola.

Cette affaire, plutôt familiale, car impliquant également deux nièces des victimes, relève d’un cas grave d’abus de confiance d’une valeur de plus de 400 000 millions d’ariary au préjudice des époux Randrianandrasana. Ces derniers furent propriétaires de villas à étage sises à Sambava et aux 67ha dans la Capitale, naturellement de location.

On peut affirmer également que ces malheureux auraient été attirés dans un guet-apens, dans lequel ils ont finalement payé de leur vie. Un piège duquel le prénommé E. (44 ans) aurait joué un rôle important, et lequel nous allons revoir à la loupe. 

Dire que les époux victimes étaient venus au pays, précisément dans la Capitale via La Réunion, le 14 mars dernier pour assister justement à l’audience de S. et R., leurs nièces, audience prévue hier, au Tribunal de première instance d’Antalaha. En cause, les jeunes femmes se sont vu confier la mission de gérer la somme relative aux loyers des villas à Sambava.  Or, elles l’auraient soustraite, c’est-à-dire ladite somme, à leurs profits. Ce qui leur a valu à ces filles une plainte des époux Randrianandrasana à leur encontre, et finalement leur incarcération provisoire à la maison centrale d’Antalaha. 

Le piège fatal !

Acte II, phase II ! C’est là que E., qui fut arrêté le 22 mars dernier et qui a profité de la venue de son oncle et de sa tante au pays, était entré dans la danse pour mettre finalement en œuvre son plan diabolique : l’élimination pur et simple des époux en les attirant dans ce terrible piège. Car il faut dire que Josia H. a mis sa confiance à son neveu pour gérer ses trois villas aux 67ha dont l’enjeu atteint un montant de plus de 400 millions d’ariary également. Mieux, ce dernier occupe quelques appartements dans l’une de ces villas. Et voilà comment aurait dû se fonctionner ce piège.

Avant le drame, Josia H. aurait expliqué qu’E. les avait conviés, c’est-à-dire son mari et elle, à visiter une maison construite par S., la nièce. Et l’attitude d’E. était plutôt suspecte. Effectivement, plus que suspecte car dans ses aveux, E. aurait avoué lui-même que le 17 mars dernier, vers 13 heures, il a conduit les époux vers la route d'Imerinkasinina à bord de leur propre voiture, une Hyundai X35 en vue de la soi-disant visite de cette maison. Et qu’avec 4 autres individus, ils ont donné la mort aux époux en les étranglant dans un coin loin des regards indiscrets. 

Et qu’il aurait récupéré deux de ses complices à la rocade d'Iarivo, au niveau d’Andralanitra tandis que les deux autres les ont déjà attendus sur le lieu du crime. Ces 4 larrons ont accaparé la somme d'argent, dont le montant n’a pas été déterminé, trouvée sur les victimes, avant de prendre la fuite après l'acte. C’était dans ces circonstances que les corps des victimes ont été retrouvés à cet endroit susmentionné d’Ambohimanambola. L’enquête suit son cours.  

F.Roland

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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