Publié dans Politique

Tribunal de Nîmes - Un Malagasy condamné à 7ans d’emprisonnement pour agression sexuelle

Publié le mardi, 21 juin 2022


Un homme d’origine malagasy de 36 ans est condamné à 7 ans et 6 mois d’emprisonnement par le tribunal judiciaire de Nîmes, ce mardi 21 juin pour une violente agression sexuelle, le 7 août dernier à Bagnols. Entré en pleine nuit chez sa victime, celle-ci avait dû se défenestrer pour échapper à son agresseur.
Déjà condamné à 10 ans de prison pour viol par la cour d’assises de Haute-Vienne, en 2011, le prévenu que tout accuse, nie pourtant les faits. « Je n’y suis pour rien dans cette histoire, je ne connais pas cette dame, même si elle affirme me reconnaitre », soutient-il à la barre, vêtu d’un t-shirt gris. Le président s’étonne de ses dénégations. « Pourtant, elle vous a reconnu formellement et on retrouve votre empreinte génétique sur une paire de tongues ainsi que sur le rebord de la fenêtre par laquelle l’agresseur est entré ? », le questionne Jean-Michel Perez.
« Je me suis fait agresser à Bagnols, le jour-même, par des hommes en noir. Peut-être que c’est eux qui ont laissé mes affaires chez elle ? » suggère-t-il. Face à cette version peu crédible, le juge redouble de scepticisme. « Tout vous désigne : vous avez déjà été condamné pour viol, et l’alibi selon lequel vous étiez avec votre femme a été infirmé par les enquêteurs puisque celle-ci a tenté de vous joindre par téléphone toute la nuit », insiste le juge. Le récidiviste hausse les épaules. « Ah oui, c’est vrai, ça aussi, je n’étais pas avec ma femme ce soir-là… » admet-il.

« Il m’a arraché la culotte ! »
Appuyée sur un déambulateur, la victime reconnait son agresseur. « Au commissariat, je ne l’ai pas vraiment reconnu sur les photos, car il avait des cheveux, alors que dans mon souvenir, j’avais essayé de l’attraper par les cheveux, mais il n’en n’avait pas. Mais là je suis formelle », témoigne-t-elle courageusement. Ce soir-là, alors qu’elle dort dans sa chambre, volet fermé et fenêtre ouverte, elle entend un bruit et aperçoit soudainement une tête dépasser de sous son volet, vers trois heures du matin. « Il m’a sauté dessus. Le temps que je crie, il m’a mis des coups de poing, j’ai réussi à le pousser et à le faire tomber dans la chambre. Je l’ai attrapé par le biceps et lui ai dit de prendre tout ce qu’il voulait. Mais il m’a mordu le visage, rien que d’y penser j’ai encore mal. C’est là que j’ai compris qu’il fallait que je me batte jusqu’au bout, relate-t-elle. Je me suis alors jetée sur le lit pour attraper mon téléphone. Mais il m’a sauté dessus, frappée et il a commencé à m’étrangler. Je sentais son sexe dans mon dos et il m’a arraché la culotte. Au moment où j’ai senti que j’étouffais, j’ai prié en arabe. Il doit être musulman car il a alors relâché la pression et reculé. J’en ai profité pour sauter par la fenêtre. Il voulait me tuer, il ne voulait pas de témoin pour ne pas retourner en prison ».
Victime de fractures aux hanches et aux vertèbres et de bleus notamment sur les cuisses, elle passera trois semaines à l’hôpital. Placé en garde à vue, le suspect a reconnu le modèle de claquettes et une bague découverte sur les lieux ! Outre son alibi contesté et une marque au poignet à l’endroit où la victime dit l’avoir mordu, la présence de son ADN prouve « que sa présence sur les lieux est environ un milliard de fois supérieure à une autre hypothèse », selon les enquêteurs. « Quand on cache la vérité, on finit par s’enfermer dans ses mensonges. Et lorsque les enquêteurs démontrent le contraire, tout s’écroule ! C’est ce qui vous arrive ! » pointe Jean-Michel Perez.

« Une chance sur un milliard »

L’avocat de la victime rappelle les graves conséquences de cette agression sur sa cliente. « Ce qui lui est arrivé aurait pu arriver à n’importe qui, car elle dormait simplement chez elle, la fenêtre ouverte : elle a dû déménager dans un appartement au deuxième étage, elle est traumatisée, elle ne dort plus la nuit, elle attend qu’il fasse jour pour s’endormir. J’espère qu’elle pourra se reconstruire, rappelle Sandro Assorin. Et pendant ce temps-là, lui s’accroche à la chance sur un milliard que ce ne soit pas lui… ».
Laurence Aguilar plaide la relaxe au bénéfice de ce doute infinitésimal. « On dit qu’il ne fournit aucune explication, mais c’est faux : il explique avoir été agressé et s’être fait dérober ses claquettes et sa bague. Il n’est donc alors plus en possession des objets retrouvés sur les lieux, déclare l’avocate du prévenu. On dit aussi que sa femme ment. Mais elle n’est pas au domicile du couple, elle est chez ses parents, c’est pour cela qu’elle l’appelle alors qu’il regarde tranquillement un film sur Netflix avec un ami… ».
Le tribunal le condamne à 7 ans et 6 mois de prison ferme, ainsi qu’une peine de 3 ans avec sursis. L’agresseur récidiviste sera inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’agression sexuelle.
Pierre Havez
(Objectif Gard)

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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