Publié dans Politique

Assassinat du sosie de Jerry Marcoss - Son épouse en prison

Publié le lundi, 04 juillet 2022

Un crime sordide a secoué et endeuillé la ville de Moramanga plus exactement à Tetezamena. En effet, Lovasoa Nirina Rina, le sosie de Jerry Marcoss, a été assassiné de façon inhumaine à son domicile et sous les yeux de son épouse. Cela est survenu dans la nuit du 19 juin dernier et où l’on signalait aussi la disparition d’une certaine somme. A ce propos, l’affaire connaît un rebondissement.

En effet, après un long suspense pour savoir qui était derrière cet homicide sans nom, c’est finalement l’épouse de la victime qui est pointée du doigt, ou du moins sur laquelle pèse le soupçon. A preuve, le Parquet venait de l’incarcérer provisoirement sitôt après le déferrement de l’affaire, le 30 juin dernier. Actuellement, la dame croupit dans sa cellule de détention à la prison de Moramanga. Dire que tout le monde a cru, du moins au début, à un acte de banditisme anodin.

L’incrimination de cette femme découlait d’une plainte des proches de la victime qu’ils ont déposée le 23 juin dernier auprès de la Gendarmerie. A part la femme suspecte, deux autres personnes soupçonnées de complicité avec la concernée avait bénéficié d’une liberté provisoire, ou plutôt placées sous contrôle judiciaire. Mais là, l’opinion brûle justement de savoir de quoi reproche-t-on à cette femme, ou du moins connaître le mobile du crime. “Evidemment, nous ne pouvons apporter publiquement ici toutes les éléments de réponse à cette question, secret d’enquête oblige”, confie une source auprès de la Gendarmerie.

Néanmoins, des bribes d’information glanées auprès de certaines sources ont permis de savoir que les explications ainsi que les arguments de l’épouse de la victime, pour se défendre face aux différentes questions des enquêteurs, vacillent trop et étaient parfois même trop incohérents. Et cette anomalie dans les réponses et autres tentatives d’explication du drame chez la concernée n’est pas passée inaperçue par la famille de la victime, situation qui les a d’ailleurs poussés à porter plainte contre elle. “De toute façon, et plusieurs fois de suite, ces incohérences chez la suspecte pour répondre à bien des questions pièges concernant le drame, mais aussi sa vie de couple, convainquirent, et les proches et les enquêteurs de sa probable incrimination”, note une source.

A part cela, certains points concernant la relation au sein même du couple attirent l’attention : ils révèlent la profonde dissension entre les époux. “Tout ce qu’on peut dire, c’est que les époux auraient de lourds antécédents”, confirme notre source auprès de la Gendarmerie.

En attendant d’y voir plus clair, la balle est dans le camp de la justice pour fixer le sort de l’accusée qui sera encore jugée mais dont aucune date n’a encore été fixée pour la prochaine audience. Sans doute, ce sera le moment pour tenter de comprendre sinon confirmer également l’hypothèse comme quoi, le prêt que le défunt Lovasoa a contracté auprès d’une société de microfinance quelques jours avant le drame, était l’élément déclencheur ou non de son meurtre. La victime a envisagé de regagner la Capitale en vue du casting à cette émission télévisée justement Kopi Kolé sur une chaîne privée locale.

Franck R.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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