Publié dans Politique

Attaque de bandits à Toamasina - Trois des dix assaillants tués

Publié le dimanche, 10 juillet 2022

Les armes ont crépité tandis que le sang a coulé abondamment, vendredi soir, à Toamasina ! Les trois corps sans vie qui gisaient dans cette sorte de hangar sont ceux de bandits, qui ont investi dans le but de voler à l’intérieur même de STIMCO d’Ampasimazava, ce magasin de meubles et de ferrailles situé en plein cœur de Toamasina. En effet, il s’agissait de cette tentative chez 10 bandits armés pour investir puis s’emparer d’un coffre-fort bourré d’argent liquide qui a échoué dans le sang, du moins côté assaillants. Car, outre les trois d’entre eux qui mouraient fauchés par les balles de la Police, sept autres ont été capturés vivants. Des agents de sécurité de STIMCO figureraient dans cette liste.

 En cause, sitôt alertée, la Force d’intervention de la Police ou FIP encadrée par le commandant Jules Rafaliarivo, était intervenue à temps sur les lieux. Du coup, la Police a encerclé le magasin à l’intérieur duquel s’étaient retranchés les malfaiteurs. “Nous avions été informés au préalable sur le funeste objectif de ce gang. Lorsque la FIP a donné l’assaut afin d’arrêter les bandits embusqués à l’intérieur, ces derniers croyaient être en supériorité numérique et ont essayé de riposter avec leurs coupe-coupe, des sabres et autres couteaux. L’équipe de la Police a dû employer les grands moyens pour prendre en tenaille les agresseurs. Ce qui expliquerait cette effusion de sang”, explique le commandant de la FIP Toamasina. 

Le coffre était déjà entre leurs mains …!

Mais avant qu’ils n’aient lamentablement échoué ainsi dans leur tentative, les malfrats ont à la fois utilisé la ruse tout en misant sur leur apparente supériorité numérique. “Lorsque nous avons débarqué sur place, ils (ndlr, les assaillants) ont déjà réussi à faire main basse sur un coffre du magasin et lequel serait bourré de liquidités. Et ils l’ont déjà placé sur une calèche lorsque la Police est arrivée”, ajoute encore le commandant. Actuellement, le coffre a été déjà remis entre les mains du propriétaire de la boutique. 

Ce dernier soutint que les malfaiteurs étaient bien naïfs pour penser que la voie était libre, et qu’ils aillent échapper à l’œil vigilant de la FIP. D’autant plus que l’endroit grouillait du monde encore au moment où ils étaient passés à l’action. “Sur les membres capturés du gang, nous avons trouvé des bons de livraison, qui sont effectivement faux. Avec ces faux bons, ils pensaient induire en erreur les Forces de l’ordre si jamais ces dernières chercheront à les soumettre sous contrôle”, renchérit notre interlocuteur. 

Pour le moment, l’heure est encore pour l’enquête. Cette dernière tente d’établir sinon corroborer les faits à d’autres survenus antérieurement. En effet, cela fait maintenant la troisième fois consécutive que STIMCO fait l’objet d’une attaque similaire. En attendant confirmation, il existe une certitude. Le gang récemment mis en cause n’est encore connu sous d’aucun nom.

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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