Publié dans Politique

Entrepreneuriat - Focus sur la formalisation des petites et moyennes entreprises

Publié le lundi, 19 septembre 2022



Gisement fiscal à agrandir. C’est en ce sens qu’a été conduit, hier à l’hôtel Ibis Ankorondrano, l’atelier de dissémination de l’Etude sur l’environnement des affaires des Micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et le secteur informel. En effet, la mobilisation des recettes fiscales intérieures implique la construction d’un système fiscal propice à la croissance inclusive, source de résultats économiques satisfaisants et favorable à la bonne gouvernance. Ainsi, pour y parvenir, une des pistes envisagées porte sur le développement des MPME. « Force est de constater que les MPME ont une culture entrepreneuriale peu développée, un sens de la rigueur en gestion limité, que le marché local ne suffit pas pour leur développement, et surtout, qu’ils ne maîtrisent pas la fiscalité. A noter que ce secteur représenterait 26% à 29% du PIB malgache. Un soutien au secteur informel et des mesures d’incitation à sa formalisation permettraient alors d’améliorer la performance économique du pays, d’encourager le civisme fiscal des acteurs du secteur informel, et d’augmenter les recettes fiscales de l’Etat. », explique le représentant du cabinet FTHM en charge de l’étude en question. La principale force de cette étude repose sur l’intégration des enjeux liés au potentiel fiscal des MPME et du secteur informel à la fois dans le renforcement des recettes de l’Etat mais également dans le traitement des enjeux transversaux liés à l’environnement des affaires en général. Ainsi, cette étude a permis d’estimer le potentiel fiscal des MPME et des unités informelles, et d’évaluer les degrés de facilité de faire des affaires dans les différentes Régions de Madagascar.
Plateforme
Dans cette même optique - lancé il y a deux ans - le SME Business Linkage Program (SME BLP) initié par la Banque africaine de développement a exposé, vendredi dernier à l’hôtel Ibis Ankorondrano, les avancées du programme. Et ce, destiné à soutenir la croissance des PME, à développer des économies d'échelle et à créer de meilleures opportunités d'emplois pour les femmes et les jeunes, dans les secteurs-clés pour le développement de Madagascar. L’idée étant de relier les PME aux grandes entreprises. Cette mise en relation permet à ces grandes entreprises de répertorier leurs besoins en matière d’achat, d’externalisation et de solliciter les PME à répondre à ces besoins, selon les promoteurs de ce programme financé et piloté par le Groupe de la BAD (Banque africaine de développement), en partenariat avec le ministère de l’Industrie, de la Consommation et du Commerce. Selon les explications, chaque entreprise participante bénéficie de formation, de diagnostic et de visite d’entreprise, de coaching et de mise en relation afin de développer ses capacités. Par ailleurs, les responsables du BLP ont également annoncé le lancement de la deuxième composante du programme qui concerne la conception et le développement d’une plateforme numérique interentreprises, en collaboration avec l’entreprise Ingenosya. Cette plateforme numérique reliera les PME aux grandes entreprises et devrait être opérationnelle dès janvier 2023 exclusivement pour les PME bénéficiaires du programme BLP dans un premier temps. Les entreprises sélectionnées bénéficieront ensuite d’une formation à l’entrepreneuriat qui mènera les dirigeants de ces Micro, petites et moyennes entreprises à analyser leurs forces et faiblesses et à prendre conscience des améliorations nécessaires pour fournir des produits et services de qualité.


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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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