Publié dans Politique

Insécurité à Toamasina - Une importatrice de produits froidement assassinée

Publié le jeudi, 19 octobre 2023

Les attaques de bandits font toujours peur à Toamasina car elles sont parfois mortelles. C’est ce qui s’était produit vers 18h30 dans un quartier de cette ville portuaire de l’Est où une importatrice de produits, puisqu’il s’agit d’un femme d’une quarantaine d’années, a payé de sa vie lors d’un assaut perpétré par des individus armés. Les faits. La victime, qui est également grossiste en PPN aux 67ha dans la Capitale, a voyagé sur un tuk-tuk lorsque ses agresseurs l’ont visée, lors de son passage à Toamasina, mercredi soir dernier. Elle fut mortellement touchée d’une balle, qui l’atteignait dans le dos. Pourtant, elle n’a pas succombé sur le coup, mais l’était finalement une fois en cours de chemin qui devait la mener à l’hôpital. 

De source policière, le conducteur du tuk-tuk serait complice dans cet assassinat. Tout d’abord, il a complètement disparu du circuit après le drame, et est recherché actuellement. Deuxièmement, c’est lui qui aurait emmené puis abandonné la victime à l’endroit où les bandits l’ont assassinée. Là, les agresseurs de cette femme d’affaires ont d’abord tiré en l’air, histoire de semer la terreur et surtout dissuader les témoins à la scène d’intervenir. La victime a voulu donner l’alerte en hurlant d’effroi mais les malfaiteurs, dont le nombre n’a pas été communiqué, ont ouvert le feu sur cette pauvre femme sans défense et livrée complètement à leur merci. Les assaillants lui ont pris son téléphone mais aussi son sac à main. 

La victime, originaire d’Ambositra, s’était rendue à Toamasina en compagnie de son mari, depuis lundi dernier. Quant au motif de ce déplacement du couple sur place, c’est justement dans le but de procéder à une transaction, ou plutôt à une vente sous-douane des 30 conteneurs de produits de première nécessité leur appartenant, et qui sont au port de Toamasina.

Le comble pour l’époux de la victime, c’est qu’il a dû retourner dans la Capitale pour les formalités nécessaires à ces transactions, mercredi dernier, alors que sa femme était assassinée le soir même de cela. Dire que les époux n’auraient encore reçu même un franc de cette vente.

D’après la Police, toutes les personnes qui entretiennent des relations d’affaires avec la victime sont maintenant dans le collimateur des enquêteurs. De source officieuse, cette femme d’affaires se serait fait délester d’une importante somme, soit des centaines de millions d’ariary lors de son agression, qui lui a coûté la vie, une information que les Forces de l’ordre n’ont pas confirmée, ni infirmée. De même, rien ne permet encore aussi de vérifier si quelqu’un lui devait de l’argent ou non à Toamasina. Enfin, l’importatrice de PPN aurait affirmé aller acheter du café à Toamasina, information également non validée par la Police. 

 

Franck R/ T.H.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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