Publié dans Politique

Boycott du scrutin du 16 novembre - Ravalomanana laisse passer sa dernière chance

Publié le dimanche, 22 octobre 2023


Marc Ravalomanana, l’adversaire du Président sortant et candidat à sa propre succession,  figure sans conteste  à la tête du collectif des 11 candidats, dénommé C11 (devenu semble-t-il C10,5  du fait de la vraie-fausse défection du candidat n°13).  Le fait pour le patron du Tiko de boycotter le scrutin du 16 novembre prochain lui fait perdre ses dernières chances de revenir au pouvoir. Car à 75 ans, cette élection présidentielle sera certainement sa dernière épreuve des urnes, donc son ultime chance d’affronter son adversaire de toujours, Andry Rajoelina.

Cette fuite en avant de Ravalomanana profitera sûrement à Siteny Randrianasoloniaiko qui a décidé d’aller aux combats. Les  partisans du premier ne comprennent d’ailleurs pas sa stratégie de ne pas affronter les élections. Sa crédibilité est fortement mise en jeu en s’alliant avec des candidats de moindre envergure comme Hajo Andrianainarivelo ou Rolland Ratsiraka qui ne lui apportent finalement aucune valeur ajoutée mais bien au contraire, lui font perdre le soutien de son électorat de base.

On retiendra que le boycott des élections par les dix candidats est contraire à la démocratie et à l’éthique politique. Leur renonciation, qui est une manifestation de la politique de la chaise vide, n’affectera pas le résultat du scrutin.
En tout cas, 3 candidats sont déjà en pleine campagne, Andry Rajoelina a commencé tambour battant sa propagande dès le premier jour du démarrage de la campagne officielle. Raderanirina Sendrison lui a emboîté le pas en se focalisant lors des premiers jours de campagne dans la Province de Fianarantsoa. Siteny Randrianasoloniaiko vient de prendre le train en marche en ouvrant sa campagne à Vohémar hier dimanche. Qu’ils y aient 3 ou 10 ou 13 candidats qui font campagne, cela n’aura aucun impact sur le processus électoral.
La rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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