Publié dans Politique

Élections législatives 2024 - Des députés sortants ... définitivement - 7 districts concernés par des confrontations de PV - Des indépendants défendent leur intégrité électorale

Publié le jeudi, 06 juin 2024

De nombreux députés sortants, parfois en poste depuis plusieurs mandats, n’ont pas réussi à convaincre les électeurs de leur accorder une nouvelle fois leur confiance. Parmi eux, des figures emblématiques et influentes de l’Assemblée nationale. L’ancienne présidente de l’Assemblée nationale Christine Razanamahasoa ou encore le vice-président de Fianarantsoa Jean Brunelle Razafintsiandraofa, sont tous deux largement devancés par leurs concurrents, respectivement à Ambatofinandrahana et à Ikongo. Le premier questeur Henri Jean Michel à Antanimora- Sud et le rapporteur général Angèle Solange à Amboasary- Sud peinent eux aussi à maintenir leur position. 
Les présidents de diverses commissions parlementaires ne sont pas épargnés par cette vague de changements. Parmi les plus connus, l’on recense les Idealson, président de la Commission juridique (Ampanihy- Ouest ), Johasy Raharisoa Eléonore, présidente de la commission d’évaluation des politiques publiques (Vangaindrano), Mohamad Ahmad, président de la commission ressources stratégiques (Fenerive-Est) dont la non réélection est quasi actée. Il en est de même pour Masy Goulamaly Jeanne d’Arc, présidente de la commission du genre et du développement (Tsihombe). Le président de la commission des finances et du budget, Doda Andriamiasasoa Nirimboavonjy, candidat à Manjakandriana, est également mal parti pour retrouver son siège à Tsimbazaza.
Ballotage défavorable
Si les tendances se confirment, une partie des présidents de commission issus de la majorité en place quitteront également Tsimbazaza à l’issue de l’actuelle session ordinaire du Parlement qui sera bouclée le 1er juillet prochain, selon l’ordre du jour adopté hier par les membres de la Chambre basse.  D’autres députés, bien connus du grand public pour leurs interventions médiatiques et leur présence sur la scène politique nationale, se retrouvent également en ballotage défavorable. Il y a l’exemple de Paul Bert Rahasimanana dit Rossy dans le 4è Arrondissement de la Capitale.
Toujours dans ce même Arrondissement, le colonel Emilien Ramboasalama lui aussi n’est pas certain de retrouver un siège à Tsimbazaza. Lui et certains autres comme Gerry Randriambolaina (Antananarivo - Avaradrano) ou Alain Ratsimbazafy (Antananarivo- Atsimondrano), fervents défenseurs de l’ancien Président Marc  Ravalomanana, mais non investis par le TIM, sont en grande difficulté dans les tendances publiées par la CENI.
La liste des députés sortants … de manière définitive compte également Volahaingo Marie Thérèse à Bealanana, Djaosera Irénée à Analalava, Zafinandro Perle Bien Aimée à Taolagnaro, tous des »pro-Siteny » aux dernières élections présidentielles.
Cette situation reflète peut-être une volonté de renouvellement de la part des électeurs, ou une critique des actions passées de ces représentants. Pour de nombreux observateurs, ce renouvellement au sein de l’Assemblée nationale pourrait être salutaire. Il offre l’opportunité d’insuffler de nouvelles idées et d’aborder les défis actuels avec une perspective différente.

7 Districts concernés
Un coup de mou dans le processus électoral. En effet, la publication des tendances provisoires issues des procès-verbaux (PV) de 7 Districts est suspendue. La cause est qu’ils sont l’objet de confrontation de procès-verbaux. Toamasina I, Amparafaravola, Mitsinjo, Tana I et III, Faratsiho, Antanifotsy sont ceux concernés par cette mesure, indiqua-t-on. Par exemple, depuis dimanche soir, les tendances des résultats du 3e Arrondissement ou du 1e Arrondissement d’Antananarivo n’ont plus été affichées sur les publications de la page Facebook de la CENI. En plus parmi eux, deux Districts, Faratsiho et Antanifotsy, n'ont jamais été l’objet de publication de leurs résultats depuis le début jusqu’à maintenant. Une situation qui a d’ailleurs suscité des questions parmi les observateurs. Sur cette suspension, la Commission électorale a aussi réaffirmé sur sa page hier soir que « “Un certain nombre de PV provenant des Districts passent par une procédure de confrontation, raison pour laquelle ils ne figurent pas sur les listes des Districts dont la CENI publie les résultats ».
D’autres demandes de confrontation !
Cette suspension découle de l'initiative de plusieurs candidats qui se sont rendus dans les locaux de la Commission électorale à Alarobia pour comparer les PV en leur possession avec ceux de la CENI. Des candidats de divers partis politiques et des indépendants ont demandé cette confrontation de PV, soupçonnant des fraudes orchestrées par leurs adversaires. Actuellement, des candidats issus d’autres Districts ont également l’intention de soumettre la même requête de confrontation, mais ils n’ont pas encore eu l’aval de la CENI. Néanmoins, cette situation en cours souligne l'importance de la transparence et de l'intégrité dans le processus électoral. Ainsi, la liste des Districts à retirer des publications pourrait augmenter.
Il est à noter que les derniers procès-verbaux physiques (Amboasary- Sud, Beroroha) sont arrivés à Alarobia hier dans l’après-midi. Cela indique aussi que la commission va désormais travailler sur des PV physiques et non plus sur des scans. De ce fait, la publication sera désormais appelée de résultats partiels provisoires et non plus des tendances. La CENI a cependant fait remarquer que malgré les confrontations des PV, qui sont tout à fait dans le droit d’un candidat, c’est la Haute Cour constitutionnelle seule qui aura le dernier mot sur la validation ou non des anomalies relevées.

Des candidats indépendants défendent leur intégrité électorale
Hier, à l'Assemblée nationale de Tsimbazaza, plusieurs candidats députés indépendants ont tenu une conférence de presse pour exprimer leurs préoccupations concernant le déroulement des élections. Parmi les conférenciers des têtes connues telles que Marco Tsaradia (Ampanihy- Andrefana) et Nicolas Randrianasolo (Betroka) ou encore Fanomezantsoa Andrianjanahary (Manandriana), ainsi que des peu moins connues telles que Marcelline (Ambalavao), Hubert Rakotoson (Mahanoro), Solotsiala (Vohipeno)…
En tête dans leurs circonscriptions respectives dans les tendances, ces députés indépendants ont fermement rejeté les accusations de fraude électorale portées contre eux. « Ce ne sont pas les indépendants qui vont faire des fraudes électorales », ont-ils déclaré, insistant sur leur transparence et leur intégrité. Ils ont appelé la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Haute Cour constitutionnelle (HCC) à « protéger le choix du peuple ».
Les candidats ont souligné qu'ils ne sont pas impliqués dans l'organisation des élections et qu'ils subissent des pressions de diverses natures. « Nous avons des électeurs derrière nous dans les Districts, nous subissons d'ailleurs les pressions de toute sorte », ont-ils affirmé, ajoutant qu'ils travailleront avec le pouvoir en place et qu'ils n'ont aucune intention de créer des troubles dans le pays.
Ils ont également dénoncé les accusations de fraude venant de certaines formations politiques importantes, les qualifiant de tentatives pour discréditer leur victoire. « Il n'est pas possible que des indépendants manipulent les résultats des urnes », ont-ils déclaré, tout en insistant sur le respect du choix du peuple. Les indépendants ont mentionné que des dossiers seraient créés pour nuire à leur réputation et entraver la volonté des électeurs dans leurs circonscriptions respectives.
Les candidats ont fait remarquer qu'ils font partie des députés les mieux élus, un indicateur, selon eux, du soutien massif qu'ils reçoivent de la part de leurs électeurs. Ils ont appelé à l'unité et à l'intérêt national, exhortant les dirigeants politiques, tant de la majorité que de l'Opposition, à considérer le bien-être de la nation avant tout.


La Rédaction

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Editorial

  • De l’austérité absolue !
    Pour la énième fois, nous revenons à la charge sur la nécessité absolue d’appliquer la gestion budgétaire basée sur une politique sévère d’austérité.Les députés ont voté sans amendement le projet de Loi de Finances rectificative 2024. Deux points majeurs font la une de cette loi des finances votée à savoir, les coupes budgétaires drastiques et les subventions revues à la hausse accordées à la JIRAMA. Au total 272, 32 milliards d’Ar ont été amputés des finances publiques de l’Etat. Des coupes qui permettront au Gouvernement de faire face à d’autres dépenses beaucoup plus urgentes. Ce sont des mesures encourageantes, des initiatives courageuses mais quelque part impopulaires. Certes, elles vont provoquer de sourdes grognes au niveau de certains ministères. Mais, en vertu de l’austérité absolue, il faut le faire. Nous dirions même qu’il fallait oser aller encore plus loin. N’oublions pas que le Président Rajoelina fraîchement élu en 2018, avait décidé…

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