Publié dans Politique

Nouvelle stratégie de lutte contre la corruption - Accent mis sur les ressources naturelles

Publié le vendredi, 18 octobre 2024

Renforcer la lutte contre la corruption dans la préservation et la gestion des ressources naturelles. Tel est l’intitulé de l’atelier de consultation thématique qui s’est tenu hier au Carlton dans le cadre de l’élaboration de la Nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) 2025-2030.

Le rendez-vous a réuni des représentants des ministères, des organismes internationaux, des organisations de la société civile et des universités. Le but a été de formuler des recommandations pratiques de lutte contre la corruption au comité de pilotage en charge de l’élaboration de la nouvelle stratégie nationale.

Son prédécesseur couvre la période 2015-2025 et entre dans sa dernière année de mise en œuvre. L’élaboration d’une nouvelle pour la période 2025-2030 a été lancée en février 2024 à travers une communication en Conseil des ministres. Un comité de pilotage pour l’élaboration de la SNLCC 2025-2030 a été institué par l’arrêté n° 920-2024 du 1er mars.

C’est dans ce cadre et avec l’appui du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD) que ce comité de pilotage a lancé le processus d’élaboration de la nouvelle SNLCC sur la base des orientations du guide pratique d’élaboration et de mise en œuvre de stratégies nationales de lutte contre la corruption publiée par l’ONUDC en décembre 2016.

Le processus en cours comprend trois phases complémentaires et itératives. D’abord, l’analyse de la situation à travers un état des lieux de la corruption et des mesures prises, ensuite, les concertations régionales et thématiques pour l’identification des actions prioritaires à mettre en œuvre et, enfin, la validation du document de stratégie avec un plan de mise en œuvre et un plan de suivi-évaluation.

L’identification de thématiques spécifiques qui nécessite des consultations dédiées a été effectuée sur la base de l’analyse des défis de la LCC dans le cadre de l’évaluation de la mise en œuvre de la dernière stratégie nationale 2015-2025 dont le rapport d’évaluation finale a été publié et diffusé en juillet.

La Convention des Nations-unies contre la corruption et la Convention des Nations-unies contre la criminalité transnationale organisée fournissent un cadre mondial pour renforcer les efforts internationaux de lutte contre la corruption et de blanchiment de capitaux, en permettant la localisation et le recouvrement des avoirs volés, en imposant des normes strictes de coopération internationale et d’entraide judiciaire, en évitant la formation et le transfert de flux financiers illicites au niveau national et international. Ce, par la détection et la surveillance des mouvements transfrontaliers de biens et d’espèces.

L’atelier de consultation thématique se poursuivra ce jour au Centre de conférence international d’Ivato sur l’économie bleue dans le même esprit et pour le même objectif.

 

M.R.

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff