Publié dans Politique

Protection des personnes atteintes d’albinisme - Les députés adoptent un nouveau texte 

Publié le mercredi, 11 juin 2025

 Bonne nouvelle pour la communauté albinos à Madagascar. Les députés ont adopté, hier mercredi 11 juin 2025, le projet de loi n°005-2024/PL, qui vise à offrir une protection juridique renforcée aux personnes atteintes d’albinisme, communément appelées "varira". Cette adoption intervient après plusieurs modifications du texte afin de le rendre conforme à la Constitution.

A l’origine de cette initiative, le député Jean Nicolas Randrianasolo, élu à Betroka. Il explique que cette loi répond à une situation d’urgence, car les personnes albinos font partie des populations les plus vulnérables dans le pays. « Elles sont victimes de discrimination, de violences graves, et parfois même de meurtres ou de trafic humain », a-t-il rappelé lors de la présentation du texte. D’où la nécessité, selon lui, de mettre en place une législation spécifique pour mieux les protéger.

 

Ce n’est pas la première fois que ce texte est présenté. Déjà adopté par le Parlement en décembre 2023, il avait ensuite été invalidé en février 2024 par la Haute Cour constitutionnelle (HCC), ayant estimé qu’il ne respectait pas certains principes de la Loi fondamentale. Le texte a donc été retravaillé en profondeur avant d’être à nouveau soumis aux députés cette année.

Et la procédure n’est pas encore totalement achevée. Le texte doit désormais être examiné par le Sénat. Si celui-ci l’adopte sans y apporter de modifications, la loi sera directement transmise à la Haute Cour constitutionnelle pour un contrôle de conformité à la Constitution. Ce n’est seulement après cette étape que la promulgation par le Président de la République pourra avoir lieu.

Cette avancée législative a été saluée par plusieurs défenseurs des droits des personnes albinos qui militent depuis des années pour une meilleure reconnaissance et une protection juridique spécifique. Selon eux, il s’agit d’un signal fort contre les discriminations persistantes, et d’un pas important vers une société plus juste et plus inclusive.

 

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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