Publié dans Politique

Emeutes à Madagascar - Le Gouvernement rejette le bilan de 22 morts avancé par l'OHCHR

Publié le mardi, 30 septembre 2025

Le Gouvernement malgache a fermement démenti, ce jeudi 29 septembre, les informations communiquées par le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (OHCHR) qui faisait état de 22 décès lors des récentes manifestations contre les coupures d'eau et d'électricité. Dans un communiqué officiel, les autorités ont affirmé qu'aucun chiffre officiel ne venait corroborer ces allégations, dénonçant des "rumeurs" et une "campagne de désinformation". L'Exécutif a rappelé que les Forces de l'ordre étaient déployées pour garantir la sécurité des biens et des personnes, tout en condamnant les actes de pillage et de vandalisme survenus dans certaines villes.

Des enquêtes sont en cours pour identifier et traduire en Justice les responsables. Cette réaction intervient suite aux déclarations du Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, qui s'était dit "choqué" par la réponse violente aux manifestations, dont les revendications dépassent désormais le mécontentement lié aux coupures d'infrastructures. Il avait appelé à la cessation de l'usage de la force disproportionnée et à la libération des manifestants arrêtés "arbitrairement". Le Gouvernement s'est, par ailleurs, défendu en réaffirmant que la Constitution malgache garantit la liberté d'expression et de réunion pacifique. Cependant, ces droits doivent s'exercer dans le respect de la loi et de l'ordre public, chaque rassemblement étant soumis à une autorisation préalable "pour le maintien de la paix". Cette position fait écho aux dispositions de l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PICP), qui, tout en garantissant la liberté d'expression, prévoit des restrictions nécessaires à la sauvegarde de la sécurité nationale ou de l'ordre public. Enfin, les autorités ont exprimé leur gratitude envers les organisations régionales et les pays amis pour leur solidarité, affirmant que ce soutien renforce leur engagement en faveur de réformes visant un développement durable et inclusif.

N.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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