Publié dans Politique

ACTU-BREVES

Publié le mardi, 30 septembre 2025

Université de Toamasina : pas de cours jusqu’à nouvel ordre. 

Un silence inhabituel s'est installé hier sur le campus de l'université de Toamasina. Suite à un communiqué officiel émanant de la Présidence, toutes les activités pédagogiques ont été suspendues avec effet immédiat. Cette mesure drastique, justifiée par un "climat tendu" actuellement prévalent, plonge étudiants et corps enseignants dans une période d'attente et d'incertitude. Le professeur Diny Razanakolona, président de l'institution, a dans son message appelé à un sursaut de calme et de responsabilité. L'invitation s'est particulièrement adressée aux étudiants, mis en garde contre toute forme de débordement et priés d'adopter une vigilance accrue afin de se prémunir de tout danger potentiel. Selon les explications fournies par la direction, la décision de suspendre les cours vise avant tout à garantir la sécurité de tous et à préserver la sérénité au sein de l'université. La reprise des activités académiques sera conditionnée par un nouvel avis officiel, dont la diffusion dépendra de l'évolution de la situation sur le terrain. En attendant la levée de cette suspension, l'université de Toamasina compte sur la coopération de l'ensemble de sa communauté pour maintenir un environnement serein et pour rester à l'écoute des prochaines communications officielles. La date de reprise des cours reste, pour l'heure, suspendue aux aléas de l'actualité.

 

Ando Lalaina prend les rênes de la Commune d’Anosimena. 

La Commune d'Anosimena a vécu un moment clé ce midi à Masiakampy avec la cérémonie de passation de pouvoir entre l'ancien maire, Mme Onjarisoa Stella, élue sous la bannière de l'IRD, et le nouveau maire, M. Ando Lalaina. Cette transition fait suite à une décision du Conseil d'Etat rendue en juillet 2025, qui a confirmé la légitimité du nouvel élu. Le nouveau maire, M. Ando Lalaina, a exprimé sa gratitude envers la Justice pour avoir rétabli la vérité et le choix du peuple. Il a affirmé sa détermination à œuvrer pour le développement de la Commune, ouvrant les portes à toutes les initiatives dans cette direction. C'est dans une atmosphère de paix et de fraternité que s'est déroulée cette cérémonie, en présence des sages de la localité, des citoyens et des représentants de l'Etat, menés par le chef de District par intérim. Un nouveau chapitre s'ouvre ainsi pour Anosimena, sous le signe de la concorde et de l'ambition pour l'avenir.

Antoine Rajerison retrouve la liberté. 

Une libération qui apaise la tension. L’atmosphère s’est quelque peu détendue hier matin dans la Capitale après la libération du député Antoine Rajerison, élu d’Arivonimamo et membre du parti Fivoy. Arrêté la veille à Tsiadana lors des manifestations, l’élu a recouvré sa liberté aux environs de 10 heures, après avoir passé la nuit au camp de Fort Duchesne. Dès sa sortie, M. Rajerison s’est adressé brièvement à ses partisans via les réseaux sociaux, il a tenu à exprimer sa reconnaissance envers tous ceux qui ont soutenu sa cause, aussi bien dans la rue que par des messages de solidarité. « Je remercie le peuple qui s’est levé ensemble et dans l’unité », a-t-il déclaré, insistant sur la force de la cohésion en cette période de turbulences politiques. Hier, un cortège de manifestants avait entrepris une marche depuis Imerintsiatosika pour rejoindre Antananarivo et réclamer sa libération. Mais à l’annonce de sa remise en liberté, la foule, déjà proche des abords de la Capitale, a choisi de se disperser dans le calme et de regagner ses foyers. Dans l’après-midi, le député a pris la parole lors d’un rassemblement plus restreint de ses sympathisants, saluant leur détermination et leur discipline. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale malgré les tensions actuelles : « Ce que nous vivons est une épreuve, mais c’est aussi un rappel que l’avenir de notre pays dépend de notre solidarité ». Pour l’heure, les autorités n’ont pas communiqué sur les suites judiciaires éventuelles de cette arrestation éclair.

Report du procès de Clémence Raharinirina et Alban Rakotoarisoa. 

Le procès des deux conseillers municipaux, initialement prévu hier, a été reporté au 11 novembre 2025. Cette décision judiciaire s'accompagne de la fin de leur contrôle judiciaire, une mesure qui les avait tenus éloignés des récentes mobilisations citoyennes. Désormais libérés de cette contrainte, Clémence Raharinirina et Alban Rakotoarisoa annoncent leur retour actif sur la scène publique d'Antananarivo. Ils s'unissent à Lily Rafaralahy, également conseiller à la Commune urbaine d'Antananarivo (CUA), pour lancer un appel à une "mobilisation générale" ce mercredi 1er octobre. Le rassemblement est prévu à Ambohijatovo. Selon les informations transmises, une lettre concernant cette manifestation a d'ores et déjà été adressée à la Commune urbaine d'Antananarivo, et une demande d'autorisation formelle sera déposée auprès de la Préfecture, conformément aux procédures en vigueur.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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