Publié dans Politique

RN7 en chantier  - Le calvaire jusqu’à la fin des pluies

Publié le lundi, 15 décembre 2025

Les usagers de la route nationale 7 (RN7), notamment sur le tronçon Antananarivo–Antsirabe, devront encore prendre leur mal en patience. Les désagréments causés par les travaux, aggravés par les pluies précoces, devraient se prolonger jusqu’à la fin de la saison pluvieuse. C’est en substance le message délivré par le ministre des Travaux publics lors de la première journée de la séance de questions-réponses à l’Assemblée nationale.

Interpellé par le député de Betafo, qui a dénoncé l’état de la RN7, pointant du doigt les grattages, le ministre a apporté des explications techniques sur l’avancement — et surtout le ralentissement — du chantier. Selon lui, les moyens nécessaires sont pourtant déjà en place, citant notamment la ou les centrales de concassage pour produire les pierres destinées à la couche de base est sur site, tout comme la centrale d’enrobé.

 

Mais le calendrier initial a été bouleversé par un facteur majeur qui est la météo. 

« Habituellement, les pluies arrivent vers la fin de l’année. Cette fois-ci, dès le mois de novembre, elles étaient déjà là », a-t-il expliqué en substance. Or, ces conditions rendent certaines opérations quasiment impossibles.

Dans un chantier routier, le grattage — qui consiste à décaper la chaussée existante — est normalement suivi par la mise en place de la couche de base, puis par la couche de revêtement en enrobé. Le problème, selon le ministre, est que le grattage a été effectué alors que l’entreprise produisait encore les matériaux nécessaires à la couche de base. Résultat des courses, le grattage a « pris de l’avance » sur les étapes suivantes.

Avec l’arrivée des pluies, la situation s’est compliquée. Impossible, dans ces conditions, de poser correctement ni la couche de base ni l’enrobé. Les portions déjà grattées se sont rapidement dégradées, laissant place à des routes pleines de trous, de vibrations et de boue. Une situation que les usagers vivent quotidiennement, souvent au prix de longs embouteillages, de dégâts sur les véhicules et d’une fatigue accrue.

Face à l’urgence, une décision a été prise, indique-t-on, celle de recouvrir temporairement les zones les plus abîmées avec des gravillons, afin de rendre la circulation un peu plus supportable. Une solution provisoire, qui représente un surcoût pour l’entreprise chargée des travaux, contrainte de refaire une partie du chantier une seconde fois. « C’est une perte pour l’entreprise, mais il fallait soulager les usagers », a reconnu le ministre.

Il est important de retenir que les autorités affirment qu’il n’est plus question de procéder à de nouveaux grattages pendant cette période pluvieuse. Une manière d’éviter d’aggraver davantage l’état de la route.

En clair, tant que les pluies persistent, les travaux lourds resteront au ralenti. Et avec eux, les difficultés pour les automobilistes, les transporteurs et les riverains de la RN7. Le retour à un chantier normal, avec la pose durable de la couche de base et de l’enrobé, est conditionné à l’amélioration du temps.

Pour les milliers d’usagers qui empruntent chaque jour cet axe vital reliant la Capitale aux Hautes Terres et au sud du pays, le message est en tout cas limpide : le calvaire n’est pas encore terminé. Il faudra attendre la fin des pluies pour espérer retrouver une RN7 réellement praticable. 

La Rédaction 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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