Publié dans Politique

 Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

Publié le vendredi, 02 janvier 2026

À l’occasion de ses vœux pour la nouvelle année, le cardinal Désiré Tsarahazana a tiré la sonnette d’alarme sur la refondation en cours à Madagascar. Intervenu sur les ondes de Radio Don Bosco Live, le prélat a fustigé une gouvernance « infantilisante » fondée sur des aides éphémères sans véritable responsabilisation des citoyens. « Il est temps de cesser de traiter le peuple comme un enfant, a-t-il martelé . Assez des dons qui ne règlent rien sur le long terme ! » 

 

Pour le cardinal, la clé du progrès réside dans une décentralisation réelle, accompagnée d’un dialogue franc entre l’État, les collectivités locales et la société civile. Selon le cardinal, « sans une décentralisation authentique, toute prétendue refondation restera une illusion ». Il plaide pour que les communes et les régions disposent de ressources et de marges de manœuvre suffisantes afin de conduire elles-mêmes des projets de développement durable. À ses yeux, c’est en redonnant aux citoyens leur rôle d’acteurs qu’on protégera l’intérêt général et qu’on consolidera l’unité nationale.

Contre l’hypocrisie et le double langage

Au détour de son allocution, Désiré Tsarahazana n’a pas hésité à dénoncer l’hypocrisie ambiante : « On brandit des discours patriotiques en public, alors que, dans les faits, nos repères culturels s’effacent et les intérêts sont placés ailleurs », a-t-il déploré. Et lui d’appeler à rompre avec cette façade et à restaurer les valeurs morales, trop souvent piétinées au nom d’intérêts individuels. Plus qu’un vœu pieux, le message du cardinal est un appel vibrant à la conscience collective : chaque Malgache, et plus particulièrement chaque chrétien, doit reconnaître sa part de responsabilité dans les difficultés actuelles. 

Ce repentir sincère, estime-t-il, est indissociable d’un changement profond des mentalités et des pratiques. En cette aube de nouvelle année, le cardinal Désiré Tsarahazana exhorte donc à tourner la page d’une gouvernance assistancielle et à favoriser l’émergence d’une société civique pleinement engagée. Car, pour lui, « Madagascar n’a besoin ni de cadeaux faciles ni de slogans creux, mais d’une véritable refondation portée par le peuple lui-même. »

Nikki Razaf 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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