Publié dans Politique

Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine

Publié le jeudi, 08 janvier 2026

Le chef de l’État a reconnu publiquement l’existence de profondes tensions internes au sein de la République de la Refondation qu’il dirige. Une situation qui, à l’entendre, pèse lourdement sur l’avancement de plusieurs chantiers majeurs, dont la concertation nationale, qui pour beaucoup aujourd’hui apparaît au point mort.

S’exprimant à Antsiranana, le colonel Randrianirina Michael a en effet pointé du doigt des calculs politiques internes déjà bien engagés, qu’il considère comme l’une des principales causes du blocage actuel. Les stratégies et les ambitions personnelles ont pris le pas sur l’intérêt collectif, a-t-il laissé entendre, tout en affirmant que le pouvoir exécutif continue néanmoins de fonctionner et refuse de céder à l’immobilisme.

 

Le Président de la Refondation de la République, de son côté, n’a pas cherché à minimiser la situation. « Nous avons lutté ensemble, mais aujourd’hui certains se livrent à des attaques et à des règlements de comptes sur les réseaux sociaux », a-t-il déploré. Aucun nom ni fonction n’ont été citées, néanmoins, les observateurs peuvent depuis quelques jours des cas présumés de bisbilles entre des membres du gouvernement. Aucune confirmation ni infirmation n’est venue ni des concernés ni des tenants du pouvoir. En tout cas, pour le chef de l’État, ces divisions internes détournent l’attention des objectifs initiaux de la Refondation, au profit de querelles politiques et de manœuvres liées aux échéances électorales à venir.

Selon lui, cette focalisation excessive sur les rivalités politiques constitue désormais un frein majeur au développement du pays. L’élan collectif qui devait accompagner la transformation institutionnelle semble s’effriter, remplacé par des luttes d’influence et des oppositions internes.

Malgré ce constat préoccupant, le pouvoir se veut rassurant. Le colonel a tenu à garantir que les prochaines élections se dérouleront dans le respect des règles établies. Ces scrutins sont présentés comme une étape clé devant ouvrir la voie à l’avènement de la Cinquième République.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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