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Ministre Hanitra Razafimanantsoa - « 2026 l'année de la Concertation, 2027 l'année des élections »

Publié le lundi, 26 janvier 2026

Ministre d’État auprès de la Présidence chargée de la Refondation, Maître Hanitra Razafimanantsoa revient avec nous sur le processus de concertation nationale inclusive prévu pour 2026. Elle y précise le calendrier menant aux élections de 2027, les thématiques prioritaires comme la décentralisation et le rôle de médiateur confié au FFKM. Entretien.

 

La Vérité (+) : Madame la ministre d’Etat, que recouvre exactement la notion de Refondation de la République et pourquoi ce terme plutôt qu’un autre aujourd’hui à Madagascar ?

MEPCR (-) : Ces dernières années, l’on a constaté que la République a été malmenée, les Institutions rongées par la corruption et le non-respect de la séparation des pouvoirs étaient au centre de la mauvaise gouvernance.

Les abus de pouvoir, le népotisme, le favoritisme, le monopole de l'économie entre les mains d'une minorité, la confiscation de l’État, la corruption, le manque de transparence, le mépris du peuple, l'achat des voix lors des élections, les fraudes électorales, le détournement de deniers publics, l'enrichissement illicite, l'utilisation de l'argent de l’État pour des fins personnelles, la culture de l'impunité, la priorisation de la médiocrité, l'absence de la démocratie, la violation des droits et des libertés fondamentaux etc... ont fait que Madagascar devenait un État de non droit. Il y a eu également crise de confiance et un écart énorme entre les Gouvernants et les Gouvernés. Qu'il s'avère que tout est à refonder.

C'est dans ce sens que les Dirigeants actuels, principalement le Président de la Refondation de la République, ont opté pour le terme "Refondation". L'idée est de fortifier les fondations, consolider le socle de la République mais surtout de redonner espoir aux Malagasy que tout est encore possible et qu'il y a un grand chantier à faire ensemble pour relever Madagascar, le sortir de la pauvreté et que nous puissions bénéficier de nos richesses.

(+) : En quoi cette concertation nationale se distingue-

t-elle des concepts déjà évoqués par le passé — forums, assises nationales ou dialogue politique ?

(-) : C'est vrai qu'il y avait eu toute une sorte de Médiations pour une sortie de crise politique en 2009, des Assises Nationales des Dialogues nationaux, des Réconciliations nationales et autres mais tout cela n'a pas pour autant résolu les maux et problèmes en profondeur. Les crises politiques récurrentes et cycliques se sont de plus en plus rapprochées. Si auparavant c'était entre 15 à 20 ans, ces derniers temps cela se passait entre 5 à 7ans. Aucun Président de la République n'a pas pu aller ou finir son deuxième mandat. Il y avait eu une tendance à ne résoudre que les problèmes politiques et que les résolutions se résumaient en un partage de sièges selon un quota exclusif et un Accord politique biaisé.

Cette fois- ci donc, ce sera une Concertation autrement. Primo, l'existence d'une Volonté Politique réelle des Dirigeants actuels fait la différence. Cela se voit à travers la mise en place et la création d'un Ministère d'État auprès de la Présidence en charge de la Refondation dont la principale mission est de mener à bien et à terme la Concertation Nationale suivie du référendum ou des élections Constitutionnelles, Présidentielles et autres selon les décisions prises lors de la Concertation Nationale. La Présidence de la Refondation est au sommet car la Concertation Nationale est un passage obligé pour la Refondation.

Secundo, ce sera une Concertation Nationale Inclusive. Toutes les forces vives seront invitées à participer. C'est un devoir pour tous les Malagasy, de Madagascar et hors Madagascar d'y prendre part.

Tertio, les Concertations débuteront de la base vers le haut c'est-à-dire des Fokontany par le biais des Fokonolona, en passant par les Communes, les Districts, les Régions et la Concertation Nationale à Antananarivo.

Quarto, des Concertations sectorielles et multisectorielles seront organisées par les Départements Ministériels et les résolutions serviront de documents de base pour la Concertation Nationale.

Quinto, les thématiques y seront débattues selon les besoins et la demande des participants.

Sexto, le Ministère d’État travaillera en étroite collaboration avec le FFKM qui sera un allié en tant qu'autorité morale et qui dirigera les dialogues mais les autres entités comme les autres confessions religieuses, les autorités traditionnelles, la société civile, la Gen Z, les Associations des femmes leaders et autres ne seront pas exclues.

(+) : Existe-t-il déjà des axes ou des thématiques jugées prioritaires issues des concertations nationales préalables déjà menées ?

(-) : Les ateliers d’information et les concertations préalables ont constitué une phase essentielle de diagnostic, ayant pour objectif de mieux préparer et organiser les futures étapes des concertations nationales. Lors de ces descentes sur le terrain, nous avons pu recueillir une multitude d’informations, nous permettant de repérer les grandes tendances et les préoccupations majeures au sein de chaque localité. Ce processus a permis d’établir un premier état des lieux des attentes des citoyens et des enjeux auxquels ils sont confrontés, en tenant compte de la diversité des contextes locaux.

Ces descentes sur le terrain ont également été l'occasion de repérer les acteurs-clés au niveau régional et local, susceptibles de jouer un rôle central dans le bon déroulement des concertations à venir. Leur rôle sera crucial pour instaurer un climat de confiance et d’ouverture, afin que les échanges puissent se dérouler de manière constructive et inclusive. Au cours de ces visites, certaines thématiques ont émergé de manière récurrente et ont suscité de nombreuses discussions. Des sujets comme la décentralisation, la nécessité d’une meilleure répartition des ressources vers les communes, ou encore la question des ristournes allouées aux collectivités locales ont été soulevés à plusieurs reprises. La sécurisation foncière, l’accaparement de terres ont également été soulevées. Il s’agit des faits rapportés autour des activités extractives, des mines et des investissements en infrastructure. Cependant, nous n’avons pas l’intention de fixer des orientations trop précises sur ces thématiques.

Je réitère encore que ces concertations ne sont qu’une étape d’un processus plus large et que les thématiques abordées seront discutées de manière approfondie lors de chaque étape. Chaque sujet sera débattu ouvertement, afin d’arriver à des solutions consensuelles qui répondent aux besoins et aux attentes de la population dans sa diversité.

(+) : Comment l’État compte-t-il garantir une participation réelle et inclusive des citoyens, notamment des jeunes, des femmes, des régions et de la diaspora ?

(-) : L’intégration de toutes les forces vives de la Nation dans le processus des concertations est une mission primordiale, qui incombe directement au Ministère d’Etat auprès de la Présidence en charge de la Refondation. Ainsi, nous nous engageons pleinement à assurer une participation active de l'ensemble des acteurs nationaux à ce processus. Nous ferons en sorte que ces concertations soient à la fois ouvertes et représentatives de tous les acteurs. Le Ministère d'Etat mettra en œuvre tous les moyens nécessaires afin de garantir que le processus des concertations soit véritablement inclusif. Cela inclut la mobilisation de ressources humaines et techniques, l’organisation d’événements et de forums de discussion à travers tout le territoire, et la mise en place de plates-formes participatives permettant de recueillir les avis, les idées et les propositions des citoyens, qu'ils soient dans les grandes villes ou des zones rurales les plus reculées. De plus, cette démarche s’accompagnera d’une attention particulière portée à la diversité des acteurs impliqués. Nous veillerons à ce que les groupes souvent marginalisés, tels que les jeunes, les femmes, les personnes en situation de handicap, ainsi que les minorités culturelles et ethniques, puissent également faire entendre leur voix.

Le Ministère d’Etat s’assurera que le processus des concertations soit une véritable rencontre entre le gouvernement et la population, où les décisions seront co-construites avec toutes les forces vives de la Nation.

(+) : Comment éviter que ces concertations ne soient perçues comme un exercice réservé aux élites politiques et institutionnelles ?

(-) : Cette perception est révolue. Cela fait partie de la Refondation tant souhaitée. Comme je l'ai dit, cette Concertation sera inclusive. Elle verra la participation de toutes les entités et toutes les catégories de personnes, du niveau communautaire jusqu'au niveau national et de tous les secteurs. Si nous voulons vraiment refonder, il faut participer à la Concertation Nationale. C'est une décision pas un choix. On n'a pas d'autres alternatives. La réussite de la Concertation et de la Refondation sera une victoire commune de tous Malagasy. Rater cette occasion n'est pas envisageable.C'est maintenant ou jamais.

J'attire l'attention de tout un chacun, je fais appel à toutes les bonnes volontés, "Maro ireo nanome, maro ireo nahafoy. Andao hiara hientana, hifandray tanana, hanao faribolana ho amin’ny fikaonandoham-pirenena. Ny Malagasy rehetra no hery. Fanavaozana nitolomana omaly,  eto am-pelatanantsika androany, fototra tsara ho an’ny taranaka rahampitso."

(+) : Peut-on penser à une concertation nationale sans réconciliation nationale au préalable ?

(-) : Toute tentative de réconciliation nationale a échoué car beaucoup ont estimé qu'il n'y avait pas de raison pour réconcilier les Malagasy. Certains ont pensé que la réconciliation ne concernait que la politique aboutissant souvent à un accord politique. Ce n'était donc qu'un semblant de réconciliation.

Le Conseil du Fihavanana Malagasy a pourtant été institué spécialement pour la réconciliation nationale. Mais, aujourd'hui, quel a été son bilan?

A mon avis, il faudrait plutôt procéder à la conciliation. Nous avons besoin d'être conciliés à notre histoire, à nos racines, à notre terre, à notre origine, à notre ethnie, à nos familles, à nos cultures et traditions. Le "Fihavanana Malagasy" a perdu son sens. Le Fiaraha-mientana doit retrouver sa place. Le " Fifanajana" est source de paix sociale.

En outre, un processus de guérison nationale ou de grand pardon devrait se faire en parallèle. C'est un très long processus, qu'on devrait commencer dès maintenant et qu'il faudrait continuer après la Concertation. Madagascar est malade, les Malagasy ont mal. Il faudrait toutefois souligner que ce processus n’implique nullement l’impunité de quelque forme que ce soit.

(+) : Justement, la SADC estime que les exilés politiques doivent participer au processus. Quelle est votre position sur cette recommandation?

(-) : Est ce que vous faites allusion à la Feuille de route de 2011 car à ma connaissance, à ce jour, la SADC ne s'est pas prononcée la-dessus. D’ailleurs, l'aspiration populaire et celle du régime actuel tend vers une résolution malgacho-malgache. Raison pour laquelle nous nous activons à réaliser la Concertation Nationale en partant de la base et le principe d’ inclusion est acquise.

Mais, quoi qu'il en soit quels exilés politiques? Ceux qui ont abandonné les pouvoirs ou ceux qui sont partis en vacances pour une longue durée ou ceux qui ont choisi de vivre à l'étranger ? On se souvient qu'il y avait eu une exfiltration de l’ancien Président.

Il faudrait faire la part des choses. Il y a la personne  qui a été le premier responsable de cette situation et  il y a son Parti.

La Concertation inclusive permet à ses partisans de participer.

Il faut se souvenir qu'il y avait eu des revendications légitimes, des manifestations populaires dont à la tête des jeunes déterminés, la Gen Z, qu'il y avait eu des morts et beaucoup de blessés, des persécutions etc.. Que le Président de la Refondation de la République a été invité par la Haute Cour Constitutionnelle à exercer les fonctions de Chef de l’État suite au constat de vacance de poste et d'abandon de pouvoirs par l'ancien Président de la République. Les plaies sont encore ouvertes pour beaucoup. La Concertation devrait se faire dans un climat serein et devrait aboutir à une nouvelle République et de nouveaux dirigeants élus d'une manière libre, transparente, crédible et acceptée par tous selon le standard des élections démocratiques.

(+) : Pourquoi l’Etat maintient le FFKM comme tête de file du processus malgré les critiques?

(-) : Rappelons tout d'abord que le Ministère d'État reste le chef de file des concertations pour la Refondation. Nous organisons, nous dirigerons. Dans ce processus, l'autorité morale joue le rôle de facilitateur et de médiateur, ceci afin d'éviter les déviances, la politisation ou l'instrumentalisation de la Concertation. C'est cette mission qui a été confiée au FFKM. Néanmoins et prenons acte, aucune autre entité disposant des mêmes attributs ne sera exclue.

(+) : Une estimation des besoins humains, financiers, logistiques nécessaires?

(-) : Les besoins humains sont colossaux tout comme les besoins financiers et matériels. Mais nous faisons un grand appel à la fierté nationale et à la solidarité de tous surtout des Malagasy.

(+) : Le financement prévu pour l’organisation des concertations est-il bouclé à l'heure actuelle?

(-) : Le financement n'est pas encore bouclé aujourd'hui. L'Etat Malagasy sera à la tête évidemment. Des promesses de soutien restent à concrétiser.

(+) : Le Chef de l’État évoque des calculs politiques et des blocages en coulisses. De qui parle-t-il et comment gérez-vous cela?

(-) : Lorsque des intérêts particuliers sont touchés, lorsque de bonnes initiatives et de belles idées émergent, cela ne plaît pas toujours.

On ne peut pas être unanimes dans toutes les décisions. Mais pour l'intérêt supérieur du pays, on devrait être solidaires et dépasser les divergences politiques. Rassemblons ce qui est épars et pour une fois, allons dans le même sens pour un même objectif.

(+) : Un projet de calendrier des concertations a été ou sera soumis aux autorités.  La tenue de la concertation nationale pour la fin de l’année n'est pas encore certaine ?

(-) : Un calendrier des Concertations est déjà prêt mais nous devons encore le peaufiner et requérir une validation inclusive. 2026 est une année de la Concertation et 2027 sera l'année des élections.

Dans notre vision du processus, les trois premiers mois seront principalement dédiés à la mise en place des structures nécessaires, à l’opérationnalisation des outils de travail et à la formation des équipes de formateurs. Ces étapes sont cruciales pour assurer le bon déroulement des concertations et garantir que tous les acteurs soient préparés et bien équipés pour les différentes phases à venir. Une fois ces premières étapes franchies, nous organiserons un test à grande échelle dans deux ou trois régions pour évaluer l’efficacité des structures mises en place et ajuster les méthodes si nécessaires.

Les concertations elles-mêmes se dérouleront sur une période de six mois, avec une répartition détaillée des étapes comme suit : deux mois seront consacrés aux échanges au niveau communautaire. Ensuite, deux mois seront dédiés aux concertations au niveau communal et un mois au niveau national. Nous prévoyons de boucler toutes les étapes d’ici la fin de l’année afin de garantir que le processus soit mené dans des délais raisonnables et que les décisions prises soient mises en œuvre rapidement.

(+) : La durée de l’intérim ou de la transition peut évoluer? Se rallonger au-delà des 24 mois annoncés ?

(-) : La mission du Gouvernement de la Refondation est de 24 mois. Le Calendrier dans le PMO-PG- R est clair. Mais le dernier mot appartient aux parties prenantes. Toutes les grandes décisions seront prises lors de la Concertation Nationale.

Si le calendrier élaboré par l’équipe du MEPCR est respecté avec rigueur, nous avons de réelles chances de tenir le délai fixé. Cela suppose une coordination continue entre toutes les parties prenantes afin d’anticiper et de corriger rapidement tout éventuel retard. Comme je l’ai déjà évoqué, l’année 2026 est consacrée en priorité aux concertations. Il s’agit d’une phase fondamentale : elle doit permettre de recueillir les attentes des citoyens, de consolider les propositions issues des différents niveaux de consultation, et de faire émerger une vision partagée, dans un esprit d’inclusion. Les concertations auront vocation à nourrir le travail institutionnel à venir, en garantissant que les conclusions reflètent réellement les préoccupations du peuple. L’année 2027, quant à elle, sera une année de construction juridique et institutionnelle. Elle portera sur l’élaboration de la Nouvelle Constitution, mais également sur la rédaction et la finalisation des textes nécessaires à sa mise en œuvre. Cela devrait aboutir à des élections.

(+) : En tant que ministre d’État mais aussi actrice politique, comment garantissez-vous votre neutralité?

(-) : En tant que Ministre d’État, ma responsabilité première est de servir l’intérêt général. Ma fonction m'impose une stricte neutralité. Si mon engagement politique fait partie de mon parcours, il ne doit jamais interférer avec l’exercice impartial de mes fonctions. Je garantis cette neutralité par plusieurs principes clairs : le strict respect du cadre légal et institutionnel, la séparation entre mes responsabilités gouvernementales et mes engagements politiques, ainsi qu’une écoute équitable de l’ensemble des parties prenantes, sans distinction d’appartenance ou de sensibilité.

Mes décisions sont fondées sur des données objectives, l’expertise des services de l’État et la concertation, et non sur des considérations partisanes. C’est cette rigueur, cette transparence et ce sens de l’État qui assurent la neutralité indispensable à la confiance publique.

Je pense que ceux qui me connaissent savent cette facette d'ouverture d'esprit et d'objectivité.

(+) : Vous en tant que citoyenne, existe-t-il des thèmes que vous souhaiteriez voir discuté durant ces concertations?

(-) : Je n'ai jamais oublié ma qualité de citoyenne. Beaucoup de thématiques me tiennent à cœur notamment celles qui peuvent accélérer le développement de Madagascar. Mais la souveraineté, les richesses naturelles, le capital humain, méritent d'être priorisées.

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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