Publié dans Politique

Coupe d’Afrique des Nations 2019 - « Alefa Barea ! »

Publié le vendredi, 21 juin 2019

Le vin est tiré, il faut le boire. C’est tout un peuple qui est derrière la sélection nationale malagasy en lice, aujourd’hui à ses premiers pas, à une phase finale d’une Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Une qualification obtenue haut la main avec une seconde place de son groupe derrière le grand favori, le Sénégal. Trois victoires,  un match nul et deux défaites, c’est le bilan présenté par les Barea à la phase éliminatoire de la CAN 2019. C’est à Alexandrie que les Barea de Madagascar entament leur toute première participation à ce rendez –vous biennal des meilleures nations footballistiques du continent et ce, face à la Guinée. Considérés, à raison, par les observateurs comme le petit poucet de la compétition, les Barea foulent ainsi la pelouse du grand port d’Alexandrie sans le moindre complexe. Derrière eux, une population malagasy de 25 millions d’âmes  les pousseront à aller jusqu’au bout. D’ailleurs, de leur statut, ils n’ont rien à perdre mais tout à gagner.  Avant même que la compétition débute, la bande à Faneva Ima a déjà remporté une victoire en réalisant le rêve de tous les Malagasy de voir leur équipe nationale à une phase finale de la CAN en 59 ans d’indépendance. Une belle prouesse saluée à sa juste valeur par les dirigeants du pays qui n’ont pas lésiné  sur les moyens pour que ces pupilles de la Nation abordent dans la sérénité l’épreuve. Une somme, jugée astronomique par certains mais peu pour d’autres, a été allouée par l’Etat malagasy afin de rendre agréable le séjour des Barea en Egypte et permettre à la population restée sur place de suivre en direct sur la télévision nationale leur prestation à la CAN. 1 milliard 700 millions Ar, c’est la totalité du budget débloqué à ces deux chapitres. Le secteur privé n’est pas également resté de marbre en créant le club des partenaires du football malagasy dans l’unique but de soutenir la sélection nationale.

La fédération nationale, ou plutôt le comité de normalisation, pour sa part, a utilisé à bon escient les divers fonds alloués pour le ballon rond malagasy venant soit de la Confédération Africaine (CAF), soit de la FIFA, en offrant une préparation digne de ce nom aux Barea de Madagascar. Trois matchs amicaux internationaux et un stage d’entraînement au Maroc ont servi à la sélection malagasy  pour aiguiser ses armes avant d’entrer dans l’arène des gladiateurs. Une lourde délégation du ministère des Sports, dirigée par le ministre en personne, s’est déplacée en Egypte pour apporter son soutien à l’équipe nationale. Une mobilisation sans précédent en somme que plus d’un souhaite qu’elle soit récompensée. Les critiques se taisent, tout le monde accompagnera désormais son équipe. Ne serait-ce que pour les 90 minutes de leur match inaugural qu’il ne faut pas perdre, histoire de démentir les pronostics et se donner le moral. « On verra la suite après, mais il faut bien négocier ce premier match », préconise un technicien malagasy qui, à l’instar de ses compatriotes, préfère jouer la carte de la prudence. Le millésime 2019 de la sélection nationale malagasy est entré dans l’histoire du ballon rond africain, reste à la marquer en réalisant le plus beau parcours possible à la CAN 2019. Alefa Barea !
 La Rédaction

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Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

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