Publié dans Politique

Reboisement national - Le plus important à faire

Publié le dimanche, 19 janvier 2020

Une ferveur populaire sur fond d'élan patriotique a accompagné le coup d'envoi de la campagne nationale de reboisement donné ce dimanche. Toutes les Régions de l'île se sont mobilisées autour de ce devoir sacré pour la patrie et les générations futures. L'événement dont l'épicentre a eu lieu à Fararazana Ankazobe en présence du Président Andry Rajoelina a coïncidé avec la célébration du premier anniversaire du début effectif de son mandat électif.

 

Sous l'impulsion de son chef, l'Etat envisage de mettre en terre plusieurs dizaines de millions de jeunes plants sur toute l'étendue du territoire dans le dessein de faire de Madagascar une île verte à nouveau. Les directions interrégionales ou régionales de l'environnement et du développement durable (DIREDD/DREDD) sont les piliers majeurs de l'effectivité de cette initiative avec la collaboration de la Présidence de la République. Chaque branche régionale du ministère de l'Environnement et du Développement durable (MEDD) se tient prête à relever le défi. Les préparatifs ont été sur les rails depuis des mois. Quant à la DIREDD Atsimo Atsinanana, Anosy et Androy, les trois pépinières sous son contrôle direct sont à même de fournir des millions de jeunes plants durant toute l'année.

Sauver notre Terre-mère

Celle localisée à Fanjahira, Ifarantsa Taolagnaro s'étend sur une dizaine d'hectares avec plus de trois millions de jeunes plants utilisés lors du lancement de la campagne nationale de reboisement et durant toute la campagne à venir. Le site à Mangarivotra, dans la Région Androy, et celui à Namohora Farafangana, dans la Région Atsimo Atsinanana, produisent chacun cinq millions de jeunes plants. La situation est à peu près la même dans chaque Région.

Dans le contexte de réchauffement planétaire et de déclin de la biodiversité mondiale, le reboisement est un acte vivement recommandé pour tenter d'enrayer les conséquences néfastes des conditions changeantes. Une telle initiative est salvatrice pour les générations actuelles. Reboisement à grande échelle signifie aussi création d'emplois. C'est en outre une manière de sauver notre Terre-mère de l'étau du changement climatique.

Tous les individus et toutes les entités, qu'elles soient publiques et de la société civile, sont encouragés à s'associer à cet effort d'envergure nationale et planétaire aussi. La plateforme Alliance Voahary Gasy (AVG), qui soutient le Gouvernement malagasy dans ce sens, souligne toutefois qu'il est plus important par-dessus tout de prendre soin des arbres plantés durant toute l'année. En effet, l'Etat vise à reboiser une moyenne annuelle de 40 000 hectares alors que le taux annuel de déforestation nationale est de quelque 100 000 hectares.

Bonne dose de discipline

Le nombre d'arbres plantés importe peu pour une opération de reboisement. Seul le nombre d'arbres qui poussent sur les terrains reboisés et à l'abri des ennemis permettrait de mesurer le taux de réussite des investissements déployés en la matière. Le MEDD a fait le vœu de mettre le gros paquet à cette fin. Il s'agit de fait d'un devoir collectif et non de celui d'une seule entité ou d'un seul département ministériel.

Vendredi dernier, l'AVG, avec ses partenaires, a lancé sa campagne de reboisement régional à Andasibe, Moramanga. L'occasion rentrant dans le cadre de la célébration du 10e anniversaire de son existence, était pour son président, Ndrato Razakamanarina, de répliquer aux reproches formulés par quelques organismes internationaux à l'endroit des autorités nationales au sujet des méthodes mises en œuvre pour le reboisement national. « La décision prise par l'Etat est capitale et nous soutenons sa concrétisation », a martelé l'orateur.

Par ailleurs, il a insisté qu'avec une bonne dose de discipline et de solidarité communautaire, Madagascar pourrait réussir le pari de redevenir une île verte et de préserver son précieux environnement à la merci de pressions toujours croissantes. De microprogrammes de reboisement d'initiative citoyenne jusqu'au niveau de chaque village voire ménage doivent se réaliser à travers le pays à partir de cette semaine.

Manou Razafy

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  • Avec ou sans … !
    L’absentéisme. C’est le mode opératoire opté des sénateurs de l’Opposition pour exprimer leur… colère. En effet, Thierry Raveloson, Andriamandavy Riana, Olga Ramalason et compagnie, les sénateurs HVM et TIM, boudent. Ils désertent les séances de la Session ordinaire (la dernière du genre) de leur institution. Un manquement flagrant envers le devoir sacré qu’ils sont censés assumer en tant qu’élus. Et ils sont payés pour ! En droit de leur réclamer des comptes, les contribuables suivent de près la situation. A moins que ces « têtes brûlées » du Palais de verre renoncent à toucher leurs indemnités et avantages divers. C’est à voir !Arrivé en fin de parcours, le mandat des sénateurs se termine mal pour ne pas dire en queue de poisson. En tout cas, les sénateurs de l’Opposition doivent s’attendre à une telle mésaventure. En 2018, au tout début de la campagne électorale, le candidat Rajoelina annonçait déjà la…

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