Publié dans Société

Reprise de l'enseignement - Une réorganisation pédagogique et logistique s'impose

Publié le mardi, 21 avril 2020

Ce  jour, les élèves préparant les examens officiels pour obtenir le Certificat d'études primaires élémentaires (CEPE), le Brevet d'études du premier cycle (BEPC) et le diplôme du Baccalauréat retournent sur les bancs de l'école. Pour prévenir la  propagation du Covid-19 et en suivant la note publiée par le ministère de l'Education nationale et de l'Enseignement technique et professionnel (MENETP) sur la mise en place des dispositifs sanitaires, chaque école de Niveau I, II et III a pris des mesures spécifiques requérant une réorganisation pédagogique et logistique. Durant les deux premiers jours de cette semaine, trois grandes écoles à Antananarivo ont agi avec des manières les plus simples, en se servant des moyens à bord afin d'accueillir leurs élèves  dans de bonnes conditions. 

Lycée moderne Ampefiloha

Selon Andrianjafy Tantely Harivelo Fanja Nantenaina, proviseur du Lycée moderne Ampefiloha (LMA), il est important de préserver la santé des élèves, des enseignants, des Personnels administratifs et techniques ainsi que celle des visiteurs de cet établissement face au coronavirus. Cette lutte contre le Covid-19 a requis toute une opération d'assainissement, y compris la désinfection de l'établissement scolaire. « Dans la cour, nous allons mettre en place des seaux remplis d'eau ainsi que du savon pour que les élèves puissent se laver régulièrement les mains. En ce qui concerne les masques, par le biais du réseau social Facebook, nous avons déjà incité les élèves à en porter même si le ministère de tutelle a promis d'en distribuer gratuitement », ajoute-t-il.

Outre le plan logistique, l'emploi du temps a été modifié en fonction de l'horaire fixé de 7h à 11h par le MENETP. Particulièrement pour le LMA, les cours vont se terminer à 10h 45 pour permettre ensuite aux élèves de nettoyer eux-mêmes leur salle de classe. D'après les explications de ce proviseur, une réorganisation de l'emploi du temps s'impose également. En respectant la distanciation sociale d'un mètre et le consigne de mettre un élève par banc, ils vont être répartis dans 46 salles parmi les 65 existantes. « Evidemment, le volume horaire de chaque matière ne sera plus respecté. Celles-ci seront priorisées en fonction de leur importance. Cela implique que les élèves en série C vont assister plus de cours de mathématiques et de physique-chimie. Ceux en série D vont se concentrer entre autres sur la science physique et la SVT. Quant aux séries littéraires, la philosophie, le malagasy, le français et l'histoire-géographie seront approfondis en premier », précise ce premier responsable.

Lycée Saint-François Xavier

Le Lycée Saint François-Xavier à Antanimena ne reprendra les cours qu'à partir de demain. Cette décision a été prise pour que les odeurs suite à la désinfection du lieu se dissipent et ne causeront pas d'autres maladies. Toutefois, les salles sont déà prêtes pour recevoir les élèves. 

« Après avoir avisé les parents, nous avons décidé que tous les élèves doivent porter un masque avant de pouvoir franchir le portail de l'école. Afin de respecter les barrières sanitaires, nous avons choisi de ne pas les séparer en deux salles de classe. Même à deux élèves par table, l'école respecte la surface d'un mètre carré pour un élève. Toutefois, ils ne peuvent en aucun cas s'échanger de matériels scolaires dont les stylos ou encore les règles de mesure. Nous disposons également des solutions hydroalcooliques à utiliser par les 1 000 élèves en classe de 7ème, 3ème et Terminale ainsi que les enseignants », avance Rakotoarimanana Eric, directeur général du Lycée Saint François-Xavier à Antanimena. Et d'ajouter que trois matières ne seront pas au programme durant cette période exceptionnelle, à savoir l'Education physique et sportive (EPS), l'Education à la vie et à l'amour (EVA) et la religion. Des devoirs à la maison s'y rapportant les aideront, par contre, pour les révisions. L'établissement scolaire va prioriser les matières de base de ces élèves en classes d'examen  durant les 5 heures de cours dispensés quotidiennement de 6h 50 à 11h 50.

CEG Antanimena 

« A l'entrée du grand portail et des salles de classe, les élèves doivent passer par un tapis imbibé d'eau de javel, tout en se lavant les mains avec du savon. Etant donné que notre effectif est assez limité, chaque salle de classe peut contenir une quarantaine de tables coïncidant au nombre des élèves, répartis dans 6 classes parallèles. Ces tables seront disposées d'une manière diagonale et réparties ainsi dans ces salles de classe. Malgré le fait que tout le programme scolaire n'est pas encore achevé en ce deuxième trimestre, nous allons suivre l'emploi du temps durant les épreuves écrites du BEPC, notamment deux matières par jour », avance Razafiarivony Rasoamanana Tantelinirina, directeur du Collège d'enseignement général (CEG) 

d'Antanimena. 

K.R.

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Editorial

  • Suggestion inédite !
    Par une suggestion embarrassante, osée mais encourageante en tout cas inédite, le Général Richard Ravalomanana (ER), président du Sénat, dérange à la fois et donne de l’espoir. Lors d’un discours prononcé au Kianja Maitso Alasora le vendredi 28 février à l’occasion de la cérémonie d’installation des maires nouvellement élus dans le District d’Avaradrano, le Général Ravalomanana Richard suggère la levée de l’immunité. Tout comme un bloc de pierre jeté dans une flaque d’eau, cela fait du bruit et éclabousse dans tous les sens. Le président du Sénat réaffirme son opposition à l’octroi d’une immunité aux maires.

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