Publié dans Société

Ambatomirahavavy - Un minibus scolaire bascule dans un ravin, 2 morts et 6 blessés

Publié le mardi, 16 mars 2021


Vers 7h30 du matin hier, un minibus scolaire transportant une dizaine d’enfants, et appartenant à l’établissement scolaire “Le Bon Berger” a d’abord fait une sortie de route au PK 18+600 de la RN1, après la station Shell, près d’Ambatomirahavavy. Toujours à la suite de cette perte de contrôle survenue dans un virage à épingle à cheveu, le véhicule, une Vw Crafter a ensuite fait quelques tonneaux avant de terminer sa course folle, au fond d’un ravin situé à plusieurs mètres en contrebas de la route. Le bilan fut assez lourd : les deux petits écoliers dont Ethan Andrianasanjahasy (3 ans) et Sanda Notahinjanahary (7ans) ont perdu leur vie au cours de cet accident. “Ils auraient été tués sur le coup”, confie une source auprès de l’école des victimes. Le petit Ethan a occupé une place située derrière le poste de conduite, et à côté de son frère aîné âgé de 5 ans. Blessé et en larmes, ce dernier était encore visiblement choqué, à la fois à cause de la douleur mais surtout aussi par la perte de son petit frère.  Sa mère l’a entraîné loin des membres de la presse tout en l’entourant affectivement de ses bras. “Ne lui parlez surtout pas ! Il ne s’en remet toujours pas du choc émotionnel lié à ce drame”, nous conseille un membre de leur famille.   Depuis, les dépouilles des petits malheureux avaient été remises à leurs familles respectives. En revanche, cinq autres enfants âgés entre 4 et 18 ans ainsi que le conducteur sont blessés. Bien que leur état ne soit pas vraiment grave, les élèves ont souffert de quelques lésions observées essentiellement sur le visage ou les bras, soit encore une fracture, parfois bénigne. D’abord évacués au CSB II d’Ambatomirahavavy pour les premiers soins, les élèves blessés ont dû être par la suite conduits à l’HJRA Ampefiloha.
L’accident est survenu juste au moment où le minibus a effectué un itinéraire habituel d’un ramassage scolaire entre les localités d’Ambatomirahavavy et de Malaza Ampitatafika où se trouve justement “Le Bon Berger”, un trajet qui s’effectue presque à la même heure tous les matins.  Hier donc, il venait de quitter la localité d’Ambatomirahavavy. Malheureusement, il n’a pu jamais arriver à destination à cause de ce drame. Sur place, les riverains dont des vendeurs d’épis de maïs du coin, se sont donné la main pour organiser les secours et afin d’extirper les gosses du terrible piège qu’était devenu le Crafter, d’ailleurs couché sur le flanc au milieu d’une rizière où il a finalement échoué. “A voir l’état où le véhicule était devenu, l’on peine à croire qu’il y aura des survivants”, commente un témoin. 
Quant aux circonstances de l’accident, les versions sont encore confuses. “Je n’étais pas sur les lieux, mais j’ai eu l’occasion de parler au chauffeur, ce dernier explique que ses ultimes manœuvres afin de tenter d’esquiver un 4x4 qui a roulé en contresens, l’ont fait perdre subitement le contrôle. Il affirme que ce 4x4 venait de dépasser un camion dans ce virage”, déclare Lalaovola Lantoniaina, directrice de “Le Bon Berger”. Une autre source a avancé que le minibus aurait effectué une manœuvre à l’intérieur de ce virage lorsque ce 4x4 a surgi subitement, provoquant ainsi la panique du chauffeur du minibus scolaire. En attendant confirmation, la balle est dans le camp de la Brigade de gendarmerie d’Ambatomirahavavy, en charge de l’enquête sur cet accident. Il y a quelques années, un drame similaire a emporté six autres enfants, ces élèves de la classe de 10e de pépites d’or à Ampanotokana Mahitsy. Le minibus Sprinter qui les a transportés lors d’une excursion, a fait une chute au fond d’un précipice à cause d’une conduite dangereuse affichée par le chauffeur, qui croupit à Tsiafahy depuis.
Franck R.

Fil infos

  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 
  • Service public - 65 000 agents accéderont au statut de fonctionnaire
  • Polyclinique Ilafy - Arrêt des séances d’hémodialyse
  • Administration publique - Relance de l’intégration des agents non encadrés de l'Etat 
  • L’étiquette Gen-Z devient outil de récupération politique
  • Stockage de matériels de la JIRAMA à Toamasina - Le Groupe Sodiat apporte des clarifications
  • Persécutions politiques - Les collaborateurs de Rajoelina dans le viseur du régime
  • Fête de la Nativité - Pas de trêve politique

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff