Publié dans Société

Protection sociale - Seule 1% de la population malagasy couverte

Publié le vendredi, 06 mai 2022

52,7 % de la population malagasy se trouvent actuellement dans l’extrême pauvreté. L’Etat a donc décidé d’accroître l'accès des ménages extrêmement pauvres aux services de protection sociale. Et cela à travers la mise en place d’un projet de Filets sociaux de sécurité (FSS), coordonné par le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF), mis en œuvre par le Fonds d’intervention pour le développement (FID) et financé par la Banque mondiale.

« Le budget alloué au programme de protection sociale est autour de 1 % alors que 52,7 % de la population sont dans l’extrême pauvreté. Et concernant principalement les enfants, 83 % d’entre eux vivent dans la pauvreté monétaire et seulement 3 % sont couverts par un programme de protection sociale », a indiqué la Banque Mondiale.

Aux dernières nouvelles, en se basant sur le Transfert monétaire pour le développement humain (TMDH) ou « Vatsin’ankohonana », du programme Filets sociaux productifs (FSP) ou « Asa Avotra Mirindra » et « Zara Mira », 2,5 millions de personnes sont soutenues. Elles représentent deux tiers de l’objectif du programme qui consiste à atteindre 4 millions de personnes d’ici 2024, réparties dans 14 Régions et 29 Districts.

Notons que depuis 2015, la Banque mondiale a soutenu le pays à construire le système de protection sociale avec un premier projet à hauteur de 40 millions de dollars, financé en 2015 par l'Association internationale de développement (IDA). Cela a été suivi d'un premier crédit supplémentaire d'un montant de 35 millions de dollars en octobre 2016 afin de répondre à la grave sécheresse provoquée par le phénomène El Niño dans le sud de Madagascar, assorti d’un deuxième don supplémentaire de 90 millions de dollars en mars 2019 pour étendre la protection sociale. Et en 2021, La Banque mondiale a approuvé un financement supplémentaire sous forme de dons d’un montant de 150 millions de dollars en accélérant la riposte en protection sociale face à la pandémie de Covid-19. Avec ce troisième financement additionnel, ledit projet est désormais étendu à cinq Régions supplémentaires dont Alaotra- Mangoro, Analamanga, Analanjirofo, Atsimo-Atsinanana et Menabe, ramenant le nombre de Régions bénéficiaires à 14.

Un mois de la protection de sociale

Renouvellement de la stratégie nationale suivant le contexte actuel. Du 28 avril au 30 mai, le mois de la protection sociale est célébré à Madagascar. Sous le thème « Agissons ensemble pour une protection sociale plus inclusive », des activités et événements institutionnels sont organisés à Antananarivo afin de mettre à jour la stratégie nationale. Le lancement officiel pour la capitale s’est tenu hier à Ivandry. Cependant, un atelier d’échange sur la stratégie du renforcement et de la concrétisation de la collaboration à long terme au bénéfice de la population malagasy l’a déjà précédé jeudi dernier. Il s’agissait d’un atelier de partage des résultats concernant les évaluations des programmes de protection sociale et de plaidoyer en vue de la mise à jour de la stratégie nationale de protection sociale. Le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF) et ses partenaires comme le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) ou encore l’Organisation internationale du travail (OIT) ont été les participants lors de cet atelier.

K.R.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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