Publié dans Société

Protection sociale - Une couverture médicale pour les retraités

Publié le mardi, 13 juin 2023

Nouvelle prestation. Les pensionnés de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) vont désormais bénéficier d’une protection sociale supplémentaire qu’est la couverture médicale nationale. Cette prestation donne accès à des services de santé de qualité ainsi que des médicaments essentiels aux adhérents retraités de la CNaPS. Elle s’ajoute ainsi aux régimes existants depuis 60 ans, à savoir la pension de retraite, les rentes en cas d’accident de travail et maladies professionnelles ou encore les allocations familiales. Tous les pensionnés de la CNaPS, notamment les plus vulnérables ayant rempli des conditions d’éligibilité, pourront en bénéficier. Parmi ces conditions figure la régularisation de 60 trimestres de cotisation avant septembre 2016. Les bénéficiaires ne doivent bénéficier de rentes d’invalidité et ne peuvent être membres d’une quelconque mutuelle de santé. Ceux qui touchent une pension trimestrielle inférieure à 419 400 ariary, soit 169 700 ariary par mois, peuvent également jouir de cette couverture médicale. 

Après Antananarivo, Mahajanga étant la 2è ville touchée par ce projet de la CNaPS. 1 200 retraités regroupés dans 8 plateformes de personnes âgées sont actuellement répertoriés dans la ville des Fleurs. Ce nombre conséquent pourrait expliquer le choix de la mise en œuvre du projet. La convention de partenariat y afférent a été signée hier entre la CNaPS, représentée par son Directeur général (DG) par intérim en la personne de Joslina Tsaboto, et les directeurs des établissements concernés. Ils s’agissent du centre médical « Ziona Vaovao » Mangarivotra, l’hôpital luthérien d’Antanimalandy, le centre médical Fanantenana à Tsararano- Ambony ainsi que le centre d’écoute et d’orientation. « En tant que partenaires de la CNaPS, nous lançons le défi de mobiliser toutes nos ressources pour offrir des soins adéquats et adaptés aux besoins des personnes âgées », avance Géronimo Randriamaro, directeur du centre « Ziona Vaovao ».

« Ce projet fait partie de la politique nationale de santé, selon le Velirano numéro 5 « Santé pour tous et à tout âge ». En tant qu’institution et démembrement de l’Etat pour assurer la protection sociale de la population, la CNaPS se sent concernée par sa réalisation. Depuis le contexte de Covid-19, bon nombre d’habitants sont devenus de plus en plus vulnérables, au point de s’appuyer sur une médiation de santé. Après des études, c’est surtout les personnes retraitées qui ont besoin d’un suivi médical, objectif principal du projet », avance le DG par intérim de la CNaPS. Notons que les affiliés répondant aux conditions d’éligibilité peuvent remplir la demande d’adhésion et la fiche de renseignement auprès de la CNaPS Mahajanga. Ils doivent se munir de leur carte d’adhésion et leur CIN, d’une photo d’identité récente ainsi que d’un certificat de vie pour les travailleurs remboursés de leurs cotisations. Une fois éligibles, ils devraient payer chacun un frais de consultation symbolique annuel de 10 000 ariary, à verser directement au partenaire.

 

P.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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