Publié dans Société

Braquage d'un cash-point - Un maître de kung-fu présenté devant la Justice

Publié le mardi, 12 décembre 2023

Les faits sont survenus vers le milieu de l'après-midi à Moramanga où deux individus armés ont braqué un cash-point. Ces derniers ont réussi à faire main basse sur la somme de plus de 8 millions d’ariary après qu'ils eurent menacé le gérant avec un revolver factice. Mais aidé par de nombreux témoins à la scène, un gendarme a réussi à maîtriser puis finalement appréhender l'un des deux suspects, au moment où ces derniers ont tenté de prendre la fuite après leur sale coup. L'autre larron a pu s'échapper avec une partie de la somme volée dont la somme de 4,5 millions d’ariary, du moins selon les explications de la victime.

Le hic dans cette affaire, c'est que le bandit arrêté est un adepte du kung-fu. Et pas n'importe quel pratiquant car il s'agit d'un maître, qui a pignon sur rue à Moramanga, selon l'information. Il a été placé en garde à vue au bureau de la Gendarmerie locale et devra être déféré au Parquet ce jour, sauf imprévu. "L'homme est très connu des habitants. D'autant plus que c'est un réparateur de téléphone portable de la ville", commente un haut responsable au sein de la brigade de la Gendarmerie à Moramanga.

En attendant, l'enquête qui suit son cours, a permis de récupérer la moitié de l'argent volé, soit 4 millions d'ariary et plus. Et que le complice du maître de kung-fu en cavale est encore recherché.

Retraçons brièvement le déroulement du braquage proprement dit. Tout a démarré par la venue d'un inconnu, pourtant bien mis, afin de mendier auprès du gérant du cash-point. A peine ce dernier eut quitté l'endroit, voilà que les deux malfaiteurs armés et qui étaient venus en moto, ont fait irruption à leur tour dans la boutique. "Pendant qu'un braqueur a menacé l'agent avec ce pistolet factice, son complice a rabaissé rapidement le rideau métallique de protection du kiosque, mais également verrouillé la porte d'accès de l'intérieur afin de forcer la victime à leur remettre les liquidités en sa possession", explique la Gendarmerie. A l'extérieur, l'alerte fut donnée tandis que des badauds s'attroupaient de plus en plus autour du cash-point, attendant la sortie des agresseurs du petit local, et qui étaient prêts à en découdre avec ces derniers. Les gendarmes se sont mobilisés.

Mais un revirement inattendu s'est produit au moment où les malfrats ont tenté de prendre la fuite. Leur moto a refusé de démarrer. Ce qui les a obligés à faire usage de la force pour s'emparer de celle qu'un particulier a pilotée. Ce dernier s'est battu contre les assaillants. C'était dans ces circonstances qu'un gendarme de l'intervention, qui a l'avantage physique sur son adversaire, du fait qu'il soit également plus costaud, a réussi à maîtriser le maître de kung-fu braqueur et l'arrêter sur- le- champ, et ce, en dépit des tentatives de ce dernier pour se mesurer avec l'élément des Forces. Parallèlement, le présumé mendiant fut également arrêté et aura également à répondre de ses actes devant le procureur de Moramanga. Affaire à suivre.

 

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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