Publié dans Société

Initiation à l’entrepreneuriat - Mialy Rajoelina et « Ankizy hihary » misent sur les collégiens !

Publié le mardi, 03 décembre 2024
La Première dame avec des élèves du CEG Nanisana, hier lors du lancement du projet… La Première dame avec des élèves du CEG Nanisana, hier lors du lancement du projet…

Un nouveau projet soutenu par la Première dame Mialy Rajoelina. « Ankizy hihary » vise à inculquer la culture entrepreneuriale chez les élèves des collèges d’enseignement général (CEG). Ceux du CEG Nanisana font partie des collégiens bénéficiaires de ce projet innovant.

Développement personnel, culture entrepreneuriale, civisme, citoyenneté. Tels sont les objectifs du projet « Ankizy hihary », initié par le programme national « Fihariana » et le ministère de l’Education nationale. Cette initiative vise à initier les collégiens, dès la classe de 6ème jusqu’en 3ème, à l’entrepreneuriat. Cela permettra aux collégiens de tracer leur route et réaliser leurs rêves dès leur plus jeune âge. « « Ankizy hihary » apporte une solution concrète face au taux élevé de l’abandon scolaire, dû à la situation de précarité des parents. Selon les statistiques de la précédente année scolaire, seuls 48 % des élèves dans les écoles primaires poursuivent leur scolarité dans le secondaire. « Ce projet innovant va appuyer les élèves à exploiter leurs talents et mise sur leur développement personnel afin qu’ils puissent avoir une confiance en soi. L’initiative constitue la clé d’un avenir prometteur pour les élèves », a déclaré la Première Dame Mialy Rajoelina, et non moins marraine dudit projet. C’était lors du lancement officiel de ce dernier, hier au CEG Nanisana. La présidente-fondatrice de l’association Fitia n’a pas manqué de s’adresser aux élèves, en précisant que chacun d’entre eux a la possibilité de faire des exploits et de devenir des leaders, vecteurs de changements, grâce à ce genre de projet élaboré pour eux. « Ayez confiance en vous et le courage d’avoir des rêves, de viser loin pour avoir vos propres entreprises plus tard », a-t-elle avancé.

Intégration dans le programme scolaire
Effectif depuis cette année scolaire. « Ankizy hihary », déjà intégré dans le programme scolaire, se concentre sur la sensibilisation à l’entrepreneuriat, la découverte des métiers locaux et l’intégration de programmes pratiques, focalisés sur les 4 objectifs cités plus haut. Les entrepreneurs, enseignants et acteurs économiques en sont impliqués afin de créer un écosystème favorable à l’éducation entrepreneuriale. « Le projet est mis en œuvre dans un CEG par Région pour cette première année, soit 21.370 collégiens bénéficiaires pour les 23 établissements. Cet effectif augmentera de 391.920 collégiens issus de 1.840 CEG dans 3 ans. Dans sa 5ème année de mise en œuvre, les 3.724 CEG répartis dans tout Madagascar en seront touchés, soit 796.364 élèves », a projeté la ministre de l’Education nationale, Dr Marie Michelle Sahondrarimalala. La mise en œuvre du projet tient compte des réalités et des spécificités de chaque Région, et en particulier sa capacité productive et industrielle, etc. D’ailleurs, un nouveau parcours « entrepreneuriat et développement local » sera ouvert dans les CEG pour accueillir les élèves qui n’ont pas pu décrocher leur CEPE, d’après la ministre de tutelle.
Pour sa part, la secrétaire exécutive du programme « Fihariana » a affirmé hier que ce projet va promouvoir l’égalité des chances de tous les enfants, tout en favorisant la culture entrepreneuriale. Celle-ci fait encore défaut à Madagascar, où la moyenne d’âge des entrepreneurs étant de 41 ans. Pourtant, 45 % de la population sont âgés de moins de 18 ans. « Donnons la main aux enfants pour encourager leur créativité, l’innovation et la prise d’initiative », a-t-elle conclu.
P.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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