Le procès tant attendu dans l’affaire de l’empoisonnement collectif d’Ambohimalaza, survenue en juin dernier, n’aura finalement pas lieu dans l’immédiat. Prévue pour se tenir dans les prochains jours, l’audience a été reportée à une date ultérieure, prolongeant ainsi l’angoisse et l’impatience des familles endeuillées.
Pour rappel, ce drame avait endeuillé 34 convives sur un total de 50, victimes d’un empoisonnement particulièrement meurtrier lors d’une réception dont les circonstances demeurent troubles. Actuellement, quatre suspects restent placés sous mandat de dépôt et devront poursuivre leur détention pour une durée indéterminée.
Ce renvoi du procès découle d’une décision de la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, qui a ordonné la poursuite des investigations afin d’éclaircir davantage cette affaire aux multiples zones d’ombre. Parmi les motifs avancés figure notamment la nécessité d’entendre les témoignages des survivants qui n’ont pas encore porté plainte mais dont les versions sont jugées cruciales pour la manifestation de la vérité.
Les autorités attendent également la comparution d’un autre suspect, actuellement introuvable, surnommé par les critiques « Papasaosy », terme en vogue désignant des hommes d’âge mûr entretenant des relations avec de très jeunes femmes.
Par ailleurs, la ministre a évoqué la présence d’individus encore non identifiés ayant circulé à l’intérieur de l’espace concerné, à Ambohimalaza, et qui auraient été filmés par les caméras de surveillance. Leur identification et audition sont désormais jugées indispensables.
Enfin, des zones d’ombre persistent autour d’informations recueillies à Maurice, lesquelles nécessitent encore des vérifications approfondies avant toute comparution devant la justice.
En attendant, les proches des victimes demeurent suspendus à l’évolution d’une procédure qui, une fois de plus, prolonge le suspense autour de l’un des faits divers les plus marquants de ces derniers mois.
F. R.








