Publié dans Société

Antananarivo - La gabegie à l’approche des fêtes

Publié le lundi, 15 décembre 2025

Le désordre règne dans la Capitale. A quelques jours des fêtes de Noël et de fin d’année, Antananarivo sombre dans une ambiance de gabegie. Dans plusieurs endroits du centre-ville, l’intensification des commerçants ambulants s’accompagne d’une occupation abusive des trottoirs. De plus, les taxis-be paralysent la circulation, engendrant ainsi des embouteillages monstres, sans parler des ordures qui s’entassent dans plusieurs Fokontany et des eaux stagnantes.

Dans des quartiers comme Analakely, Behoririka, Andravoahangy ou encore Isotry, les commerçants ambulants ont pris possession des trottoirs, voire d’une partie de la chaussée. Les piétons et automobilistes se disputent, au risque de provoquer des accidents. « Les vêtements, les jouets, les produits alimentaires et articles de fête sont étalés tout au long des trottoirs. Les voies ne cessent de se rétrécir. Les commerçants et les piétons ne cessent de déplacer les barres métalliques de sécurité, et ce malgré la présence des policiers municipaux sur place », se plaint un automobiliste.

Cette situation affecte le quotidien des habitants. « Se déplacer dans la ville devient un véritable parcours du combattant », confie un usager de la route, évoquant des heures perdues dans les embouteillages. Les Forces de l’ordre et les autorités municipales, bien que visibles dans chaque coin de la rue, peinent à gérer la circulation.

Quant aux taxis-be, ils contribuent également à l’engorgement de la ville, notamment avec des arrêts prolongés et fréquents, le non-respect des arrêts bus et du code de la route. A n’importe quelle heure, surtout dans l’après-midi, il devient presque impossible de traverser le centre-ville sans passer de longues minutes, voire des heures, dans les embouteillages.

A l’approche des fêtes, nombreux sont les habitants qui appellent à une meilleure organisation de la ville, avec la création d’espaces adaptés pour les commerçants ambulants, une régulation plus stricte des autobus et une gestion plus efficace de la circulation. Sans mesures concrètes et durables, la gabegie risque de s’aggraver, transformant cette veille des fêtes en un véritable calvaire pour les usagers de la route.

Anatra R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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