Publié dans Société

Kidnapping à Tsaratanàna - Le personnel de santé libéré contre 20 millions d’ariary

Publié le mercredi, 30 janvier 2019

En l’espace de quelques jours seulement, Tsaratanàna défraye la chronique à cause de multiples faits en lien avec les kidnappings. Celui de l’infirmier Maxime R., enlevé depuis une semaine, n’a cessé de nourrir le suspense total. Ce kidnapping est à l’origine du crash d’un hélicoptère de l’Armée lorsque des hauts gradés de la Gendarmerie et une personnalité de la Région, ont voulu rejoindre Tsaratanàna pour encadrer les troupes au sol engagées dans l’opération en vue de délivrer justement l’infirmier. L’autre développement en date de l’affaire remonte mardi soir lorsque les ravisseurs l’ont finalement relâché contre le paiement de 20 millions d’ariary à titre de rançon. Rappelons que les bandits ont initialement exigé 80 millions d’ariary.  L’otage était ainsi remis en liberté après que les proches de la victime en étaient convenus à un compromis, qui demeure  pourtant dans le domaine du secret avec les ravisseurs.

 

De sources concordantes, il a fallu donc cette négociation entre la famille de l’infirmier et  les ravisseurs pour que le taux de la rançon à verser aux derniers, ne soit finalement fixé. Cependant, tout s’était déroulé dans le plus grand secret où même les Forces de l’ordre, déployées massivement sur place, avaient été tenues à l’écart de cette négociation. Le seul élément qui a filtré de l’affaire, c’est que l’agent de santé publique a été relâché mardi vers 17h30 où deux motos dépêchées par ses proches, étaient venues pour le récupérer dans un coin perdu d’une Commune du District voisin d’Andriamena et qui est située à 50 km  au nord de celle de Manakana, là où le fonctionnaire avait été enlevé. Sans doute, les bandits auraient craint une confrontation armée avec les gendarmes pour qu’ils soient ainsi poussés à accélérer la négociation et accepter les conditions posées par les proches de l’otage. De toute façon, les cadres des éléments de la Force d’intervention de la Gendarmerie (FIGN) envoyés sur place, maintiennent que l’opération ne va pas cesser tant que la recherche des traces des ravisseurs encore en cavale, ne soit terminée.

 Elimination 

Parallèlement au dénouement de l’affaire Maxime, la Gendarmerie nationale venait aussi de faire échouer une autre tentative de kidnapping de Félistine (28 ans), sage-femme basée à Andranomaholy, Commune rurale de Betrandraka, toujours à Tsaratanàna. Le succès de l’opération a été agrémenté par la saisie d’armes telles de véritables trophées de guerre. De son côté, la femme victime a été libérée saine et sauve. Tout a commencé le dimanche  27 janvier vers 22h lorsqu’une  dizaine de malfaiteurs armés d’un fusil AKM et de fusils de chasse ont kidnappé la victime. Mais grâce au passage des éléments de la Gendarmerie qui patrouillent sur les lieux et notamment la spontanéité de leur intervention,  l’acte a été avorté malgré un accrochage avec les ravisseurs.

C’était d’ailleurs dans ces circonstances qu’un malfaiteur réputé dangereux et surnommé Goeta a été touché par balle et était définitivement mis hors d’état de nuire. Après son élimination, les Forces de l’ordre ont également saisi ces armes à feu ainsi qu’un chargeur garni de 4 cartouches de  7,62 mm. Ces objets dangereux ont été déposés à l’EM/GPT de  Betsiboka. Enfin, on ne déplore aucun mort, ni blessé du côté des Forces de l’ordre et du « fokonolona ».

F.R.

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Editorial

  • Journée des combattantes
    8 mars, jour-J ! « Journée internationale de la femme » ce jour. Journée de l'année spécialement dédiée aux réflexions, sinon à la mise pour la énième fois sur le plateau du débat relatif aux droits fondamentaux du genre féminin. L'ONU, Organisation des Nations unies, adopte en Assemblée générale en 1977 une résolution historique reconnaissant la date de 8 mars comme étant une Journée mondiale de la femme. Et que tous les pays membres épris de liberté et respectant les droits humains, notamment ceux de la femme ont le devoir voire l'obligation de consacrer ce jour-là à une réflexion approfondie et à organiser ainsi des manifestations officielles se rapportant sur les droits de la femme. Madagasikara tient, tous les ans, à rendre hommage à cette journée hautement symbolique.

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