Initialement attribuée à Madagascar le 1er septembre 2025, l’organisation de ce grand rendez-vous continental a été remise en cause à la suite des événements politiques majeurs survenus en septembre et octobre. Selon l’UFAK, ces troubles ont suscité de « légitimes préoccupations » parmi plusieurs fédérations membres quant à la capacité du pays à garantir des conditions optimales de stabilité, de sécurité et d’organisation, à seulement neuf mois de l’événement. Car ce sommet a été prévue le mois de septembre dans la Grande Ile.
Une décision difficile mais assumée par la Confédération africaine, qui souligne avoir agi dans « l’intérêt supérieur du karaté africain », tout en saluant l’engagement et la disponibilité des dirigeants malgaches tout au long du processus préparatoire.
Pour le président de la Fédération malgache de Karaté Do, Dr Emile Ratefinanahary, il est essentiel d’éviter les accusations hâtives. « Ce n’est pas une question de personnes ni de génération. Les enjeux des crises nationales ont des conséquences collectives, y compris sur le sport », a-t-il déclaré. Il insiste sur le fait que ni les jeunes athlètes ni les acteurs du karaté malgache ne doivent être tenus pour responsables de cette situation.
Malgré cette déconvenue, la Fédération reste résolument tournée vers l’avenir. « Cela ne change en rien notre programme. Le karaté malgache continue d’avancer. Ce n’est pas la première difficulté, et ce ne sera pas la dernière », affirme le président, appelant à la solidarité, à l’unité et à la persévérance au sein de la grande famille du karaté malgache.
Elias Fanomezantsoa








