Publié dans Sport

DTN tennis, Dally Randriantefy - “Retrousser les manches pour faire revivre la discipline”

Publié le jeudi, 26 février 2026

L’ancienne icône du tennis malgache livre un diagnostic sans concession sur l’état actuel de la discipline dans la Grande île. Elle détaille les exigences immenses du haut niveau mondial tout en analysant les trajectoires de réussite des joueuses de la diaspora. Désormais engagée auprès de la fédération, elle expose les solutions stratégiques pour réveiller un tennis national.

 

 

La Vérité (+) : Devenir joueur pro en tennis n’est pas facile?

Dally R. (=) : Non, le haut niveau n'est facile dans aucun domaine. Il faut une combinaison de plusieurs facteurs pour réussir. Pour ne citer que quelques-uns : l'amour ; la passion même je dirai, sans cela les entraînements intensifs seraient insurmontables ; les formateurs car sans cela c'est l'égarement garanti ; les moyens financiers, il faut se démarquer pour attirer les dénicheurs de talents et sponsors prêts à investir ; et des qualités personnelles de talent, physique, mental et intellectuel car haut niveau veut dire intégrer les 500 meilleurs joueurs au monde quand on sait qu'il y a des millions de joueurs.

 

(+) : Après vous, c'est le vide total pour les Malgaches dans la catégorie professionnelle ?

(=) : Pour les Malgaches de nationalité malgache, qui jouent pour notre pays, oui, nous avons du travail pour sortir des joueurs pros du top 500.

 

(+) : Les gains obtenus dans les tournois pros surviennent aux dépenses sportives et familiales? 

(=) : Pour un seul individu, il est possible de vivre du tennis en étant dans le top 300 et en faisant des circuits parallèles de certains pays en plus des matchs par équipes. Même au- delà de 300 si on se débrouille bien, mais pour faire des économies pérennes, il faut intégrer le top 200.

 

(+) : Expliquez la réussite de Sarah Rakotomanga, Tessah Andrianjafitrimo, Irina Ramialison…des Françaises d’origine malgache dans la discipline.

(=) : Tessah a été formée par son père qui a été élu meilleur entraîneur de France, il fut un temps.

Ils disposaient des fonds propres et un coup de pouce de la fédération française, qui est puissante, il en va de même pour Irina. 

Pour Sarah, au- delà de toutes ses qualités personnelles, le mérite revient aussi à son coach qui l'a prise en charge sur les plans tennistique et financier, jusqu'à son éclosion.

 

(+) : Dans un passé pas lointain avec Zarah et d’autres, Madagascar flirtait avec l’élite continental, ce n’est plus le cas maintenant pourquoi?

(=) : J'ai un peu perdu de vue le tennis local pendant un long moment. Le directeur technique national en place durant une décennie, Dina Razafimahatratra, l'expliquerait mieux que moi. 

 

(+) : Le tennis de la Grande île est dans une profonde léthargie, mourante ou en vie?

(=) : Elle est très vivante chez les U 12, il y a une pépinière, reste à proposer un plan pour la faire émerger, on s'y attable pour notre mandat de 4 ans à la fédération.

 

(+) : Quelles sont les solutions pour qu’il retrouve sa notoriété ?

 

(=) : Par la Direction technique nationale, un programme d'émulation et de redynamisation à travers les regroupements, la démultiplication de tournois ainsi que des échanges entre formateurs de la diaspora et ceux locaux sera mis en place.

 

(+) : Le padel à Madagascar pourrait- il détrôner un jour le tennis?

 

(=) : Le padel est très bien pris en main avec le MPPT Tour, les mécènes et des communicants de premier ordre. Nos meilleurs éléments sont partis au Padel, parce qu'on a laissé dépérir le tennis. Raison pour laquelle Hary Andriantefihasina nouveau pdt de la FMT, avec toute notre équipe, avons décidé de nous retrousser les manches pour faire revivre la discipline au niveau national.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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