Publié dans Sport

Barea de Madagascar - Vaincus en quart, héros d'un peuple !

Publié le jeudi, 11 juillet 2019

Même la plus belle chose à une fin. Et comme l'aventure des Barea à la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2019 en est une, elle s'est pourtant achevée en quart de finale. Les 120 minutes en huitième de finale contre la RD Congo ont impacté physiquement les Barea face à la Tunisie. Ils se sont finalement avoués vaincus sur un score un peu sévère, disons-le, 3-0. Des réalisations tunisiennes acquises à la 51e, 60e et 91e minute suite à des erreurs dues certainement à la fatigue entraînant dès fois des relâchements payés chers au final. C'est le cas notamment du 2e but qui a pris racine sur une perte de balle au milieu de terrain.

Quant au 3e but assassin, c'est suite à une contre-attaque alors que Madagascar était en bonne position pour porter le danger dans le camp tunisien, un fait rarissime durant les 90 minutes. C'est en effet dans la  seconde moitié de la première partie que les Barea de Madagascar semblent faire jeu égal avec leurs adversaires en créant deux occasions. Mais le portier de la Tunisie veillait au grain. Au retour des vestiaires, les Tunisiens enclenchaient la vitesse supérieure en marquant un but, jugé pourtant par l'arbitre camerounais illicite. Partie remise néanmoins avec cette ouverture du score à la 51e minute.

En dépit de cette défaite, les Barea quittent tout de même la compétition la tête haute. Pour une formation qui est à sa première participation, elle a créé la sensation à cette édition de la CAN 2019. Des trois novices à cette épreuve, la sélection malagasy est la seule à passer le 1er tour et cerise sur le gâteau, à la tête du groupe devant un grand favori en l'occurrence le Nigéria. Elle a par la suite éliminé de la compétition un autre cador des CAN à savoir la RD Congo. Avant la rencontre d'hier, les Barea sont restés invaincus avec un bilan d'un match nul et trois victoires. Un bilan plus que satisfaisant pour le petit poucet de cette édition 2019 de la CAN. Par trois fois, des éléments des Barea ont été désignés par les techniciens de la Confédération Africaine (CAF) comme le joueur du match. Il s'agit d'Abel Anicet, Ilaimaharitra et Lalaina Nomenjanahary. Mieux, ces deux derniers figuraient sur l'équipe type de la CAF du 1er tour. Des titres individuels associés avec une réussite collective caractérisée par la qualification au 2e tour. Une qualification qui a surpris le milieu du ballon rond africain qui sans hésiter à qualifier la sélection malagasy de la révélation de l'épreuve. La suite du parcours a confirmé ce qualificatif sans pourtant affecter l'esprit des joueurs de la Grande île. Eux qui affirment, prendre du plaisir à chaque rencontre et considèrent chaque issue favorable comme un simple bonus. Jusqu'à la fin de son parcours, la sélection nationale s'est habillée sans se résigner de ce statut d'outsider. A l'unanimité, tout le monde reconnait que les Barea de Madagascar n'ont pas à rougir, loin de là, de leur première participation à la CAN. Même si beaucoup voulaient encore prolonger ce rêve qui a démarré le 16 octobre 2018 par cette qualification sur terrain à la prestigieuse compétition du continent.

A part cette belle prestation sur gazon, les Barea ont réussi également un grand coup envers  les Malagasy de Madagascar et de la diaspora. La bande à Faneva Ima a fédéré la population et est parvenue à la faire sortir de sa pudeur légendaire. Durant toute la compétition, la prestance des Barea demeurait le sujet principal des discussions et leurs faits et gestes étaient scrupuleusement  et largement suivis et commentés sur les réseaux sociaux. Chaque malagasy vibrait au rythme de sa sélection nationale et en une quinzaine de jours, elle est devenue l'idole de tout un peuple. D'autant plus que le Président de la République, Andry Rajoelina et son épouse ont donné l'exemple en se déplaçant

en Egypte pour soutenir l'équipe nationale et assistaient aux rencontres en arborant fièrement le maillot des Barea. Le locataire d'Iavoloha s'est même permis le luxe d'affréter des avions pour que des supporteurs malagasy puissent se déplacer eux aussi en Egypte. Une grande première dans l'histoire de Madagascar

Un élan populaire sans précédent et sans limite. A preuve, même après la défaite d'hier, les concerts de klaxon continuaient dans les rues des grandes villes de Madagascar et les drapeaux malagasy ont été toujours agités comme si les Barea remportaient la rencontre. Et pourtant, ils sont éliminés et vaincus en quart de finale. Cependant, ils resteront  à jamais les héros de tout un peuple…Barea, merci pour tout !

Rata

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Editorial

  • Projets délirants ?
    Fous ! Chimériques ! Utopiques ! Tels sont les termes signifiant comment les sceptiques voient les projets présidentiels. Des projets pharaoniques, impossibles disent les uns. Fruits de la rêverie d’un jeune visionnaire ironisent les autres. En effet, étant vu les capacités matérielles limitées de la Grande île, compte tenu des ravages de la pandémie et considérant les besoins nécessaires pour la relance économique, les concrétisations de grands projets dans un contexte pareil relèvent de la délire, un pari inaccessible ! Contre toute appréhension et en dépit des doutes, lesdits projets prennent forme l’un après l’autre. Du moins en phase d’être pour certains cas.Projet « Tanamasoandro » à Antananarivo et environs. Quand le roi Andrianjaka (1610-1630) investit la colline d’Analamanga en 1610 et fonda la « Cité des Mille » (guerriers) en chassant les Vazimba, la plaine d’en-bas (Plaine d’Antananarivo) n’était qu’un espace désert. Il a fallu le transformer en zone…

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