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Vils profiteurs

Publié le dimanche, 12 mars 2017

Il n’est pire dans la mentalité des Malagasy que de devoir assister au geste de certaines personnes malintentionnées qui tentent de profiter le moment de deuil des autres pour soutirer quelques intérêts que ce soit (« manararao-paty »). « Le malheur des uns fait le bonheur des autres ! », dit-on.
Le commun des mortels perd le nord. D’un côté, les épreuves inhumaines causées par le passage de ce terrible et impitoyable cyclone, Enawo, enfoncent davantage la population dans une douleur insurmontable. Depuis Géralda, cette autre calamité du milieu des années 90, Enawo figurait parmi les catastrophiques. Le bilan en pertes humaines ne cesse de s’alourdir au fil des jours, en ce sens qu’il est risqué d’avancer un chiffre quelconque. Les autorités locales et nationales se sentent débordées.

Jirama - De l’eau jaune dans les robinets !

Publié le dimanche, 12 mars 2017

Grognes. Après le passage du cyclone Enawo, des coupures d’eau ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la Capitale, et également dans les autres Provinces. Certains abonnés de la Jirama ont, quant à eux, constaté que l’eau du robinet a changé de couleur et est devenue jaune. Un fait qui a provoqué les grognes des abonnés de la Jirama depuis samedi dernier.

Ankasina - Une femme retrouvée morte et ligotée

Publié le dimanche, 12 mars 2017

Lolona ou « Ra-sec » (61 ans), a été retrouvée morte la nuit du vendredi, chez elle à Ankasina.  Le corps de cette ex-secrétaire du quartier, d’où son surnom de « Ra-sec », avait les pieds et poings liés et on l’a bâillonnée. Samedi en début de l’après-midi, c’était sa belle-sœur qui a repéré, et ce, en compagnie du « fokonolona » et de la Police, le corps dans une position couchée sur le ventre et au pied d’un escalier de son appartement situé au premier étage. « Les locataires qui habitent le rez-de-chaussée ont affirmé n’avoir rien entendu de suspect », confie une source.

Jeune, charmante et… gradée. Le lieutenant Henintsoa Ranoromanana occupe le poste de 1er officier adjoint au commandant de la Compagnie territoriale de la Gendarmerie nationale d’Antananarivo-ville depuis janvier dernier. Pour en arriver là, elle a suivi un vrai parcours du combattant.

La Une du 11 mars 2017

Publié le vendredi, 10 mars 2017

La situation de la Fonction publique à Madagascar est plus que catastrophique. Par exemple, le nombre de fonctionnaires n’est même pas connu. Il est inutile de parler de gestion des ressources humaines digne de ce nom. Certains parlent de plus de 160 000 agents actuellement. En tout cas, le fait est que pour beaucoup de citoyens, la Fonction publique malgache semble ne pas être en mesure d’opérer sur la base de l’intérêt général et de rendre des services publics de qualité. Et ce, malgré le fait qu’elle possède une capacité raisonnable, ou du moins le potentiel pour remplir ce rôle.

Enième fois !

Publié le vendredi, 10 mars 2017

Madagascar subit, en ce moment, les effets pervers des turbulences atmosphérique et climatique les plus dangereuses. Le cyclone Enawo qui s’est transformé en dépression tropicale, en cours de route, traversa le pays du Nord au Sud et fit des ravages incalculables. En effet, d’Antalaha à Ambovombe, des vents violents suivis par des pluies abondantes balayèrent tout sur leur passage. Les dégâts en vies humaines et matériels sont énormes. Des infrastructures de base telles que les écoles, les bâtiments administratifs et sanitaires, les petits barrages ou les digues de protection des rizières, ont été dévastées.

 

Des gros lots touchés par les parieurs dans quelques points de vente de la Capitale. « Parisport » a décaissé plus de 50 millions d’ariary ces derniers week-ends, distribués aux plus chanceux. Ceci après avoir parié sur différents matchs des Ligues européennes. Parmi ces derniers figure la finale de la coupe d’Angleterre, au cours de laquelle « Manchester United » a vaincu « Southampton » sur un score de 3-2.

Cheveux grisâtres, teint bronzé, sourire aux lèvres. La personne à la tête de cette institution qui nous donne des informations sur le temps, la pluie, les vents, et actuellement le cyclone, est une femme ! D’humeur toujours joyeuse et dotée d’une générosité exceptionnelle, Samueline Rahariveloarimiza nous raconte ses drôles d’aventures depuis ses trois années passées à la tête de la Direction de la météorologie.

Quand j’étais prévisionniste…
« Quand j’étais encore prévisionniste, c’était aux temps du Président Ratsiraka, lui-même en personne m’avait demandé les prévisions météorologiques. Il allait se déplacer à Vatomandry pour une affaire de famille. Je me souviens, c’était un jour férié. C’était à mon tour de travailler, en tant que prévisionniste. Je devais entrer à six heures du matin, mais j’étais en retard. J’étais arrivée au portail du bâtiment près de l’Institut supérieur de technologie (Ist) à Ampasampito, car c’était là que se situait le bureau des prévisionnistes, et on m’avait dit que le Président m’avait appelé d’Iavoloha. J’avais pris le téléphone, un peu perplexe. La voix du Chef de l’Etat me demandait quelles étaient les prévisions météo pour ce jour. J’avais répondu que j’allais le faire. J’entrais dans le bureau et je lui décrivais les prévisions météorologiques. Vingt minutes après, l’hélicoptère avait décollé. Je tremblais en me demandant si le Président allait atterrir sain et sauf, si les prévisions étaient justes… Le lendemain, il m’avait appelé au bureau. C’était mon jour de repos. Le surlendemain, il m’avait réappelé. Je me demandais bien ce qu’il allait me dire. Il m’avait dit et je reprends ses mots : "Merci. Vos prévisions étaient justes". Cela m’avait procuré une satisfaction morale et m’avait profondément plu, car même un Chef d’Etat sait dire merci quand vous lui rendez service ! ». « Une autre aventure. En 1989, le Pape Jean Paul II arriva à Madagascar. La messe devait débuter à huit heures à Fianarantsoa mais pour des raisons météorologiques et pour la sécurisation des vols, celui-ci avait été retardé de plus de deux heures. La station de Fianarantsoa nous donnait des informations toutes les quinze minutes. Le premier ciel n’avait été visible qu’à dix heures et c’était seulement à ce moment-là que nous avions donné l’autorisation de décoller. Nous étions soumis à une pression de malade mais ce qui m’avait encouragé, c’est que même le Pape n’avait pas pipé mot ».
A Genève…
« Ce qui fut pour moi un grand honneur en tant que Dg de la météo, c’était de représenter Madagascar à la Conférence internationale à Genève en 2015. J’avais pris la parole à la déclaration de haut niveau, qui devait être normalement faite par le ministre à l’époque, Ulrich Andriantiana. Ce fut une grande opportunité ».
Moi en tant que femme
« A part mon métier qui est d’être la Dg de la météorologie, toutes mes activités extraprofessionnelles tournent autour des enfants, car j’adore les enfants. Je prends en main les jeunes scouts au sein de l’église et suis vice-présidente du Kofoskoa (« Komity foiben’ny skoty eo amin’ny anglikana »). J’ai été scout depuis toute petite et je le serai encore. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle j’ai choisi ce métier car notre éthique ne diffère pas tellement de celle des scouts : le sens du partage et de la servitude. C’est vrai que c’est un travail difficile. Nous travaillons presque sans répit. Mais j’aime mon travail et le sens de la protection des biens et des personnes coule dans mes veines.
Je suis quelqu’un de très individualiste. Comme sport, je pratiquais la natation, le ping-pong et le karaoké. Comme sport collectif, je pratiquais le volley-ball à l’université. J’aime aussi lire des livres, notamment ceux de la bibliothèque rose et verte, et regarder des dessins animés. Je suis mariée, j’ai trois enfants qui sont tous à l’université ».
Parcours
« J’avais obtenu mon baccalauréat en série C en 1978. Puis, j’avais fais mon service militaire à Ankadinondry Sakay. Ensuite, je suivais des études supérieures à Antsiranana, en première année à l’université polytechnique, et à l’université polytechnique d’Antananarivo à partir de la deuxième année. J’avais obtenu mon ingéniorat en 1982. J’étais entrée en tant que stagiaire au sein de la Direction de la météorologie en 1983. En 1992, j’étais en charge de la Cellule environnementale pour le débat sur le climat. J’occupais ensuite le poste de chef de service de l’ex-Province d’Antananarivo au sein du centre Antananarivo-Toamasina, puis chef de service climatologique au niveau central. En 2002, je devenais également chef de service de la Région d’Analamanga. En 2014, j’étais nommée Dg de la météorologie ».
Tiasoa Samantha

Ses collaborateurs et membres du groupement des femmes entrepreneuses de Madagascar diront : « Fanja Razakaboana est un leader dynamique. Elle aime la prise de responsabilité et sait développer ses relations avec les membres du groupement. C’est une femme sociable, une mère de famille qui n’a pas peur des critiques et qui sait aussi critiquer positivement. Souvent, elle se préoccupe trop des intérêts des autres. Fanja Razakaboana sait faire participer les autres. Etant une initiatrice, elle ne mâche pas ses mots ».Sa famille et son entourage l’appuient dans ses projets.

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Editorial

  • Quelle chance !
    Coup de théâtre ! Ravalomanana Marc n’est pas candidat. Finalement, il décline l’offre des caciques du parti (TIM) et celle du RMDM (plate-forme de l’opposition) qui voulaient le propulser au starting-block à l’élection communale à Antananarivo prévue ce 27 novembre 2019. Le suspens aura duré jusqu’à la dernière minute, au son de cloche de la clôture. En fait, Ravalomanana mit à sa place un jeune de trente-trois ans, Ny Riana Tahiry Randriamasinoro, administrateur civil de son état et secrétaire général de la mairie en cours. Un illustre totalement inconnu du bataillon ! Apparemment, Ravalo a omis de consulter l’état-major du parti, entre autres les députés. Il les a mis devant le fait accompli.  

A bout portant

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