Publié dans Culture

« C’est du Joely » - Un comédien aux mille visages

Publié le mercredi, 01 mai 2024

Que ce soit l’aspect de la vie quotidienne, la mode et même dans la  gastronomie, Andrianina Rajoelisoa surnommé « C’est du Joely » apporte une touche d’humour avec des vidéos qu’il poste sur Facebook.  Cet influenceur, stand-upper et humoriste-ambiance les facebookers  et est  suivi à la trace par de nombreux  internautes. Portrait.

« C’est du Joely» si vous ne connaissez pas c’est que vous n’êtes pas un habitué de Facebook ou des réseaux sociaux en général. Dès qu’on entend ce nom, la première image qui nous vient à l’esprit c’est un jeune homme  qui utilise son humour dans le but de satisfaire les internautes et ses fans. Voilà maintenant quatre ans qu’Andrianina Rajoelisoa a sa place dans le monde virtuel de beaucoup de malagasy d’ici et d’ailleurs. Il s'est fait connaître grâce à des vidéos comiques qu'il publie régulièrement sur le réseau social Facebook. Il  fait partie des influenceurs les plus en vogue avec plus de 183 mille j’aime, et plus de 428 mille « Followers ». Joely est principalement marqué par son accent qui fait rire les internautes. Déclinant plusieurs personnages, ses vidéos tournent essentiellement sur les actualités malagasy. « Ça va être très prétentieux mais je trouve que mon humour est assez authentique. Il est absurde mais vrai. Il est totalement décalé mais sans fausse note. Il est recherché mais simpliste. Il est parfois cru mais toujours tendre. Et par-dessus tout, il est toujours bienveillant. Bon, il est parfois noir mais toujours bon enfant. Et surtout, je suis ‘‘présent’’ dans tous mes personnages. Ils sont tous différents mais ce qui les rassemble c’est ‘‘moi’’. Et ça je pense que mes abonnés le ressentent, ils ressentent ce « moi » (mes valeurs, mes principes, mes intentions, mes engagements, mes convictions) dans chacun de mes personnages aussi bien incarné soit-il et aussi décalé soit-il. Et ça c’est l’identité », affirme Joely. Il a su bâtir une communauté et gagne en notoriété grâce à ses petites vidéos humoristiques diffusées sur les réseaux sociaux le propulsant au rang d’influenceur suivi par des centaines de milliers d’internautes.

Envol

Certes, cela faisait 4 ans que Joely a sa place dans le monde virtuel. Mais il faut dire que les vidéos l’ont rendu célèbre et il a pris son envol  avec les jeux de rôle du duo « Rondro sy Seheno », « Domoina ou Fitahiana », le personnage « sugar mommy », le fameux Joely kely ou encore Madame Clara. Joely  puise son inspiration dans ses souvenirs et les personnes qu’il a rencontrées. Ces podcasts  connaitront un grand succès et  vont par la suite enchaîner la publication de capsules vidéo sur Facebook toutes accrochantes  les unes les autres. « Je crée mes personnages à partir de mes souvenirs, des personnes que j’ai rencontrées ou aperçu de près ou de loin dans ma vie. J’ai toujours été très peu bavard mais très bon observateur. J’aime observer les gens, les écouter. J’aime un peu moins écouter aujourd’hui mais quand j’étais petit j’adorais observer les adultes et les écouter. Ce n’est pas du voyeurisme je vous rassure.  Et donc tous les profils sont comme déjà stockés dans mon subconscient. Ce qui fait que ça devient assez facile de les reproduire. Et bien sûr comme pour tout comédien, les accessoires, les maquillages, les filtres aident beaucoup à rentrer dans les personnages », explique-t-il. Actuellement, Joely réside dans l’Hexagone. Cependant, ce créateur de contenu n’a jamais rompu le lien avec son pays natal. Ses vidéos  restent vivement enracinées dans la culture malagasy. «Je n’ai jamais pu couper le cordon avec la Grande île malgré le fait que je réside ailleurs. Et comme pour l’instant mon public est exclusivement malagasy, je dois rester à l’affût de la vie des malagasy. Je dois entretenir le lien avec Madagascar. Parfois j’ai l’impression d’être à Antananarivo, tellement je me sens proche de mes abonnés et de ce qu’ils vivent et ressentent. D’ailleurs, quand j’ai commencé à faire des vidéos en 2020, c’était pour moi une vraie thérapie, afin de me reconnecter avec tout ce que j’avais quitté du jour au lendemain. Je suis profondément tananarivien, et malgré tous mes dénis, mon départ a été violent et douloureux.  Et les vidéos, le fait de m’être rapprocher des miens a été une véritable chance de me retrouver et de me redécouvrir par la suite. C’est là où l’expression ‘‘partir pour mieux se retrouver’’  prend tout son sens », ajoute-t-il. Ancien journaliste, Joely aime écrire des poèmes. Raison pour laquelle quelques-uns de ses textes riment, même étant remplis d’humour.

Encore debout

Après avoir conquis la toile, Joely Kely franchit une nouvelle étape en posant ses valises sur les planches parisiennes. Il peaufine son deuxième spectacle sur la scène parisienne ce 4 mai au Théâtre Traversière avec son show intitulé « Mbola mijoro ». Ce créateur de contenu  promet un spectacle mémorable, alliant rires et réflexions, pour une immersion dans l’univers unique de l’humour malagasy. « J’ai appelé le concert « Mbola Mijoro » en référence au stand up et au fait que je suis encore debout malgré toutes les merdes. Je reviens sur scène après deux ans uniquement derrière les écrans, et je pense que ça va me faire beaucoup de bien, et aussi au public qui y sera », en conclut Joely Kely. Rappelant que son premier one man show en février 2022 au Théâtre de la Clarté à Boulogne-Billancourt  était couronné de succès, affichant complet devant 250 spectateurs satisfaits. Pour le moment, le public malagasy devra encore se contenter des vidéos que  Joely Kely publie sur son réseau  puisque l’artiste n’envisage pas encore d’effectuer un spectacle de stand-up au pays.

 

Si.R

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Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

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