Publié dans Culture

Festival « Temps Fort Danse » - Le chorégraphe réunionnais Didier Boutiana attendu à l’IFM

Publié le mardi, 09 septembre 2025

Le programme « Pulse », en prélude au festival « Temps Fort Danse 2025 », s’apprête à électriser la scène avec une œuvre unique. Il s’agit de l’événement « Kanyar », un solo percutant imaginé par Didier Boutiana, qui aura lieu le samedi 13 septembre 2025 à 15h à l’Institut français de Madagascar (IFM), situé à Analakely. 

Ce rendez-vous offre l’opportunité exceptionnelle de découvrir une création révélant la danse comme un puissant vecteur d’émotions et de réflexions. « Kanyar », mot créole réunionnais signifiant « marginal », transcende son simple intitulé. L’œuvre invite à une exploration profonde des cicatrices laissées par l’exclusion, qu'elle soit subie ou choisie, et de la manière dont le corps en garde l’empreinte. Sur scène, Didier Boutiana, chorégraphe renommé et fondateur de la compagnie Soul City, déploie une danse mêlant force brute et sensibilité. Fusionnant l’énergie vibrante du breakdance avec la subtilité de la danse contemporaine, son solo est porté par les univers sonores évocateurs de Labelle et Maya Kamaty. Il se fait le reflet en mouvement d’un parcours exceptionnel : celui d’un artiste issu des quartiers populaires de La Réunion, devenu une figure incontournable de la scène internationale. 

 

A travers cette pièce, chaque défi devient impulsion, et chaque entrave une source de liberté. La chorégraphie explore des thèmes universels tels que l’identité, la quête de liberté et les dynamiques humaines, tout en s’ancrant dans la richesse de la créolité, essentielle à l’identité réunionnaise. 

« Kanyar » transcende la simple notion de performance pour se poser comme une véritable odyssée où l’intime se fond dans l’universel et où la puissance corporelle dialogue harmonieusement avec une sensibilité aiguisée. 

Porté par une forte dimension sociale et éducative, Didier Boutiana incarne l’idée que l’art peut être un moteur de transformation. Depuis plus de quinze années, il associe danse, engagement citoyen et transmission à La Réunion, bâtissant un pont entre culture et émancipation. Ses œuvres majeures telles que « Le sel de la terre » ou « Le sol oblige » témoignent de son engagement à insuffler dans la création un dialogue profond avec les réalités sociales. A travers son programme « Wagon » qui accompagne chaque année des jeunes éloignés des pratiques artistiques vers une meilleure confiance en soi et un apprentissage de la liberté, il amplifie sa vision inclusive de l’art. En amont de la représentation, une masterclass à destination des danseurs professionnels se déroulera les jeudi 11 et vendredi 12 septembre à l’IFM. Ces ateliers constituent une occasion précieuse pour comprendre la démarche artistique de Boutiana, explorer les points d’intersection entre hip-hop et danse contemporaine, et plonger dans son univers créatif. Une expérience incontournable pour tous ceux qui croient au pouvoir du geste artistique comme levier de transformation.

 

Si.R

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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