Economie

Bilan flagrant. Lors d’une conférence sur le développement touristique à travers l’amélioration des dessertes aériennes en fin de semaine dernière dans le cadre de la foire internationale du tourisme, le directeur général de Madagascar Airlines, Thierry de Bailleul, a dressé un constat sans détour : « Le prix du billet reste trop élevé. Les taxes sont lourdes, et le carburant coûte jusqu’à 35 % de plus qu’aux Seychelles ou à Maurice. C’est un vrai problème ». En clair, les ambitions du pays en matière de tourisme sont plombées par des freins structurels majeurs, à commencer par le coût du transport…
C’est dans un contexte où la formation professionnelle reste encore largement sous-exploitée que Mamy Ravatomanga, président-directeur général du Groupe Sodiat, vient d’annoncer le lancement officiel de la « Madagascar Security Academy » (MSA). Une nouvelle qui a fait grand bruit dans le milieu économique local, tant le projet se veut ambitieux. « C’est un projet qui me tient particulièrement à cœur », a-t-il confié, insistant sur la volonté de bâtir un avenir solide, structuré et souverain pour la Grande île.
Optimiste. L'édition 2025 de l’International Tourism Fair of Madagascar (ITM) s'est ouverte, hier au centre de conférence international d’Ivato, sur des discours volontaristes, porteurs d'une vision claire : faire de Madagascar une référence du tourisme durable dans l’océan Indien. Dans une ambiance festive et studieuse, les mots du PCA de l’ONTM, Ionjaniaina Ranaivoarimanana, ont donné le ton : « Une foi inébranlable au potentiel touristique de la Grande île », a-t-il affirmé avec conviction, soulignant les efforts considérables déployés malgré des « contraintes budgétaires et blocages de financement ». En ligne de mire, un tourisme résolument tourné vers les réalités…
Imminent. Antananarivo accueillera à la fin du mois un évènement d’envergure continentale, et pas des moindres. Le Novotel N-Convention deviendra, durant deux jours, le centre névralgique de la coopération financière en Afrique. Organisée par les centres régionaux du FMI, AFRITAC Sud (AFS) et l’Africa Training Institute (ATI) en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances, cette réunion annuelle du Comité de pilotage promet d’évaluer les réalisations passées, d’ajuster les priorités pour demain et surtout de renforcer le partage d’expérience entre les nations du Sud. Une opportunité rare pour Madagascar, qui reste souvent à la marge des débats macroéconomiques…
Aux abonnés absents. Ce devait être un moment de vérité. Une réunion de travail entre la commission de l'énergie, des hydrocarbures et de l'électrification rurale de l'Assemblée nationale et les représentants de la JIRAMA était programmée hier à Tsimbazaza. A l’ordre du jour : une mise à plat des actions engagées par la société nationale, mais aussi, et surtout, l’exposé des innombrables difficultés auxquelles elle fait face. Des défis connus de tous : délestages chroniques, dettes abyssales, infrastructures vétustes et clients excédés. Pourtant, alors que l’ensemble des députés membres de la commission attendaient cette rencontre, celle-ci ne s’est tout simplement…
Aujourd’hui, le « Mining Business Center » (MBC) d’Ivato accueille la Journée mondiale de l’Artisanat (JMA), orchestrée par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat (MTA) et le Centre national de l'artisanat malagasy (CENAM). L’événement met en lumière la richesse culturelle et l’impact économique d’un secteur qui emploie près de 20 % de la population active (plus de 2 millions de personnes) et contribue à environ 10 % du produit intérieur brut (PIB) national. Avec 750 demandes reçues pour une carte professionnelle d’artisan, le ministère a lancé le traitement : 400 cartes seront attribuées dans la première vague, bien que…
La guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis affecte l’économie mondiale. « Elle provoque une hausse des prix, notamment du pétrole. En conséquence, les importations deviennent plus coûteuses ». C’est ce qu’a expliqué Ahmed El Maghribi, expert en commerce international à la Chambre de Commerce de Casablanca, lors du webinaire intitulé « Vers le renforcement des échanges commerciaux entre le Maroc et Madagascar », hier. Ce dernier a précisé qu’en 2023, le Maroc a importé pour 70 milliards de dollars. Ce montant élevé s’explique par la hausse des prix du pétrole. Dans ce contexte, les deux nations souhaitent relancer…

Fil infos

  • Ministre Hanitra Razafimanantsoa - « 2026 l'année de la Concertation, 2027 l'année des élections »
  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff