Publié dans Economie

Exploitation de nickel - Une perte de valeur de 513 millions de dollars pour Ambatovy

Publié le dimanche, 26 juillet 2020

L’arrêt des activités a un prix. La société de négoce japonaise, Sumitomo Corporation, a annoncé la semaine dernière qu’elle rapportera une perte de valeur d’environ 513 millions de dollars pour son projet d’extraction et de raffinage de nickel dans le pays, à travers Ambatovy. « Par exemple, bien avant cette crise, la société Ambatovy avait une valeur d’un milliard de dollars sur le marché international. Une fois frappée par cette crise sanitaire, sa valeur a diminué en conséquence.

C’est la différence entre les deux valeurs que Sumitomo Corporation a évoquée comme perte », explique un expert.  Cette perte résulte notamment de l’arrêt total de la production de nickel depuis la propagation de la pandémie de coronavirus dans le pays, à partir du mois d’avril dernier. D’autre part, le prix du métal a considérablement baissé au cours des derniers mois, en raison de la faible demande de matières premières. Ainsi, il est passé de 14 070 dollars la tonne au début de l’année à 11 055 dollars depuis le mars dernier, soit une baisse de 3 015 dollars, ce équivaut à plus de 20 %. Par conséquent, Sumitomo Corporation a effectué des analyses de l’évolution des cours à moyen et à long terme. Ces analyses ont montré que les prix ne devraient pas augmenter dans les mois à venir, vu la faible demande de véhicules dans le monde. Avec la crise, la vente des véhicules a particulièrement régressé. 

Ainsi, il se pourrait que l’usine reste fermée jusqu’à la fin de l’année. Ce qui impacterait fortement l’économie du pays, dans la mesure où le nickel constitue l’un des principaux produits d’exportation de la Grande île. D’un autre côté, plusieurs emplois reposent également sur cette entreprise extractive. Toutefois, jusque-là, les responsables d’Ambatovy n’ont ni infirmé ni confirmé cette possibilité.  

Lueur d’espoir 

Malgré tout, il se pourrait que l’industrie du nickel trouve une solution face à la crise actuelle.  Mais cela dépendra surtout de la vulgarisation de l’usage des véhicules électriques. En tout cas, le constructeur Telsa investit déjà dans le nickel, un élément clé, selon lui, dans l’élaboration des batteries plus performantes pour les voitures électriques. L’usage du nickel ne se limite pas seulement à la performance. D’après les experts, en échangeant le cobalt contre du nickel, le prix des voitures électriques pourrait diminuer de manière conséquente. Dernièrement, le président-directeur général de Telsa, Elson Musk a lancé un appel pour que plus de nickel soit extrait et produit, et d’ajouter que son constructeur peut offrir de fructueux contrat à long terme aux producteurs. Cette annonce a ainsi provoqué la hausse du prix d’une tonne de nickel à 13 689 dollars, jeudi dernier, à la Bourse des métaux de Londres. La consommation du secteur automobile en nickel augmentera de 64 % d’ici 2025, selon les prévisions des experts. Cette hausse pourrait contribuer au développement de la filière, autant dans le monde qu’à Madagascar. 

Rova Randria

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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