Publié dans Economie

Dégradation de Menabe Antimena - Les opérateurs particulièrement inquiets

Publié le lundi, 07 décembre 2020


Avec l’intensification de la période de sécheresse dans tout le pays, plus particulièrement dans le sud de Madagascar, l’avenir des aires protégées, surtout celle de Menabe Antimena, inquiète actuellement les opérateurs locaux. La culture sur brûlis se poursuit toujours dans cette Région du pays, de même que la migration. Tout cela crée des impacts conséquents sur l’aire protégée de Menabe Antimena. « La dégradation des forêts composant la réserve de Menabe Antimena continue, pour ne pas dire s’intensifie. Toute la faune et la flore sont menacées. Les procédures utilisées par les exploitants illicites ne font qu’empirer la situation. Le principal problème actuel est qu’ils coupent les petits arbustes et la verdure environnants. Après, ils brûlent tout pour y planter ensuite du maïs. Tous les bois précieux comme le palissandre sont pratiquement détruits. De même, tous les habitants de la réserve, notamment les lémuriens et autres espèces endémiques, se retrouvent tous calcinés », déplore Merline Josée Ravaoarisoa, une opératrice locale.
Selon les informations rapportées, cette dégradation de l'environnement se remarque surtout au cœur des réserves situées dans les zones éloignées de la route nationale 34 comme Beronono, Ankilizato ou encore Morafeno. « Le feu déclenché par ces exploitants détruit jusqu’à 10 ha en une seule fois, soit l’équivalent de vingt terrains de football », rajoute cette opératrice. En imaginant que cette superficie de 10 ha soit exploitée par cinq à dix personnes au minimum, mais si elles sont en tout au nombre de 100, les zones forestières ravagées par le feu seront alors multipliées par dix. Et c’est ce qui inquiète particulièrement les opérateurs. La dégradation de Menabe Antimena impactera sans aucun doute toutes les chaînes de valeur dans la Région.   
Toutefois, selon les autorités locales, les chiffres ont particulièrement baissé ces derniers mois. Au mois de novembre dernier, lors de la dernière descente de la ministre de l’Environnement et du Développement durable, les parties prenantes ont constaté une baisse considérable des points feu dans la Région de Menabe, une zone particulièrement sensible en raison de la pratique des feux de brousse. « La stratégie mise en œuvre par les acteurs locaux s’est surtout concentrée sur le renforcement des missions de patrouille, ainsi que de sensibilisation et de promotion des activités génératrices de revenus pour les populations locales », se sont notamment réjoui les parties prenantes lors de la réunion du Task Force Menabe Antimena pour dresser le bilan des efforts entrepris au cours des derniers mois. Celles-ci comptent ainsi continuer sur cette voie afin de réduire voire supprimer les points feu dans la Région et améliorer le niveau de vie de la population locale. 
Rova Randria

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Editorial

  • Problématique nationale ?
    La Grande île manque d’eau ! Contradictoire ! L’eau, cet élément le plus précieux parmi les quatre essentiels pour la vie, à savoir la terre, l’air, le soleil et évidemment l’eau, semblerait nous faire défaut en ces temps-ci ? Pour en devenir une problématique nationale. Le conditionnel est de rigueur. Quelque part, on doute sur la pertinence de la chose. On confond, semble-t-il, la situation naturelle du pays avec les dysfonctionnements de la compagnie nationale JIRAMA et du département de l’eau sur la gestion de cet élément indispensable à la vie. En fait, ce n’est pas l’eau qui manque, c’est la gestion rationnelle qui fait défaut. On n’est pas dans les pays du Golfe où l’océan du sable domine l’environnement ou en plein désert du Sahara où l’eau n’existe pas. Certes, il y a le grand Sud où les pluies se font rares, mais de là à dire que l’eau…

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