Publié dans Economie

Ouverture de la Rocade d’Iarivo - Le calvaire des embouteillages bientôt terminé

Publié le mercredi, 07 avril 2021


Le ministre de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics a effectué, avant-hier, une descente avec l’ambassadeur de France à Madagascar et une délégation de l’Union européenne et l’Agence française de développement, pour constater de visu l’évolution du chantier de construction de la nouvelle rocade d’Iarivo, allant du Boulevard de Tokyo au rond-point d’Andranobevava, en passant par Ambohimahitsy. Suivant le planning d’exécution des travaux, la situation d’avancement physique des travaux est estimée à 92%. L’ouverture au grand public est alors prévue en milieu d’année si les conditions météorologiques et surtout sanitaires sont favorables. Ainsi, le calvaire des embouteillages sur toute la partie Est de la Capitale sera bientôt terminé. «La rocade est un projet important pour Antananarivo. Les habitants de la Capitale l’ont attendue depuis longtemps sachant qu’elle va permettre une amélioration considérable et une fluidité de la circulation dans toute l’agglomération d’Antananarivo », a soutenu Christophe Bouchard, ambassadeur de France à Madagascar, durant cette descente.
En effet, lors des études initiales faites avant le début du projet, les experts ont estimé plus de 60 millions d’heures économisées grâce à cette nouvelle infrastructure. Et le bonus c’est que les usagers de la route pourront réattribuer ces heures à d’autres tâches plus importantes que de subir les embouteillages. En parallèle, les coûts d’exploitation des véhicules diminueront également de plus d’un million et demi d’euros, en se basant sur les informations mentionnées par Laurence Doumec, chargée des opérations principales pour l’Afrique australe et orientale de la Banque européenne d’investissement (BEI).
Concernant le remboursement des personnes affectées par le projet (PAP’s), 97% des propriétaires des bien non titrés, c’est-à-dire les maisons, ont été déjà indemnisés. En tout 615 sur 635. Le reste est déjà en cours de traitement au niveau du ministère. Mais c’est le remboursement des biens titrés qui prend plus de temps. Aujourd’hui, seuls 27% des 738 propriétaires ont été indemnisés. Toutefois, des solutions pour accélérer tout cela sont déjà en cours d’étude.
Rova Randria

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Editorial

  • Désagrément séculaire
    Antananarivo, la ville basse, vit tous les ans les difficultés humainement gênantes dues aux caprices des eaux en période de pluie. En 1610, quand le Roi Andrianjaka, le demi-frère d’Andriatompokoindrindra, se décida de déménager le chef-lieu de son royaume d’Ambohimanga, à Analamanga, il ne comptait pas, à jamais d’ailleurs, s’installer sur la vaste plaine de Betsimitatatra mais il choisit le site d’une colline hautement perchée surplombant ladite plaine. Un choix délibéré et assumé ! Notons qu’Analamanga n’était pas un lieu inhabité. A son arrivée, des occupants s’y installaient déjà : les Vazimba. Ces derniers y vivaient paisiblement. Au moment où les guerriers – éclaireurs envoyés par le souverain d’Ambohimanga frappèrent à la porte, les Vazimba, premiers occupants de la Colline bleue n’ont pas déployé de la résistance. Ils obtinrent en revanche l’assurance de pouvoir se déménager à Antehiroka.

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