Publié dans Economie

Contexte mondial et national - Des menaces planent sur l’économie malagasy

Publié le lundi, 18 septembre 2023
Contexte mondial et national - Des menaces planent sur l’économie malagasy Crédit photo : ministère de l’Economie

Des risques réels. Le contexte économique mondial, tout comme la situation politique, n’est pas de tout repos pour l’économie malagasy. Le ministère de l'Economie et des Finances (MEF) a déjà tiré la sonnette d'alarme par rapport aux menaces économiques qui planent dangereusement au-dessus de Madagascar dans sa Revue du milieu d’année (RMA 2023), publiée au cours de ce mois de septembre. Ces menaces pourraient potentiellement mettre en péril les perspectives de croissance économique du pays pour le second semestre de l'année en cours. Parmi les principales préoccupations figure le conflit en Ukraine, les perturbations énergétiques et les rebondissements liés au contexte électoral. Le conflit en Ukraine, qui sévit depuis un certain temps, représente une source d'inquiétude majeure pour Madagascar. En tant que Nation dépendante du commerce international, Madagascar est vulnérable aux répercussions de ce conflit sur l'économie mondiale. Les perturbations dans les échanges commerciaux pourraient affecter les flux d'importation et d'exportation, perturbant ainsi l'économie malagasy. Par ailleurs, les fréquentes perturbations dans l'approvisionnement en électricité du pays ont déjà eu un impact négatif sur la production économique. Les coupures de courant récurrentes entravent la productivité des entreprises, ce qui se traduit par une baisse de la production et des pertes financières. Pour maintenir une croissance stable, Madagascar doit s'atteler à résoudre ce problème majeur.
Le contexte électoral, avec le scrutin présidentiel prévu au mois de novembre prochain, suscite également des préoccupations. Le risque d'instabilité politique qui semble volontairement provoqué par une frange de politiciens et les incertitudes qui en découlent pourraient décourager les investisseurs étrangers et mettre en péril les projets de développement économique en cours.
La stabilité politique avant tout
L'investissement étranger joue un rôle crucial dans la croissance économique de Madagascar, et tout signe de déséquilibre politique pourrait décourager les investisseurs. Le MEF a averti que les projections de croissance économique pourraient être revues à la baisse en fonction de l'évolution de ces risques. Initialement, le pays visait une croissance de 4,9 % pour l'année 2023. Mais avec ces menaces persistantes, cet objectif pourrait être difficile à atteindre. Pour stimuler la croissance économique et faire face à ces menaces imminentes, le MEF souligne l'importance des investissements publics et des partenariats public-privé dans les secteurs clés. Parmi les initiatives prometteuses figurent les projets d'aménagement agricole visant à accroître la production de riz de 10 %. Cette augmentation de la production alimentaire pourrait non seulement stimuler l'économie, mais aussi renforcer la sécurité alimentaire du pays. En outre, Madagascar avait placé de grands espoirs dans le secteur touristique grâce à l'accueil des 11èmes Jeux des îles de l'océan Indien. Cependant, la réussite de cet événement dépendait en grande partie de la stabilité politique et de la capacité du pays à attirer les touristes, malgré les défis économiques actuels.
Bref, le MEF lance un appel à la prudence et à la vigilance face à ces menaces économiques imminentes qui pèsent sur Madagascar. Il est impératif de maintenir la stabilité politique et d'encourager les investissements dans les secteurs stratégiques pour soutenir la croissance économique du pays. Madagascar doit faire preuve de résilience et d'adaptabilité pour surmonter ces défis économiques et poursuivre sa quête vers un avenir prospère.
Carinah Mamilalaina

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff