Publié dans Economie

Activité minière - Recours à la télédétection japonaise

Publié le mercredi, 25 octobre 2023

 Des experts en télédétection japonais ont récemment conclu une étude pionnière sur le suivi environnemental des activités minières à Madagascar, dans le cadre d'une initiative conjointe avec l'Agence internationale de coopération japonaise (JICA). Cette recherche a permis de jeter un regard inédit sur les pratiques minières dans le pays, ouvrant la voie à de nouvelles possibilités de surveillance et de gestion des ressources minières. Un groupe de techniciens dirigés par le géologue de renom Takumi Onuma sont venus à Madagascar pour mener cette étude d'envergure. Leur objectif est de collecter, analyser et interpréter des images satellitaires afin de surveiller les activités minières dans certaines régions clés du pays.

Cette approche novatrice vise à fournir des informations précises sur les opérations minières et à permettre des mesures rapides en cas de problèmes environnementaux. La collaboration entre les techniciens japonais et le Gouvernement malagasy a atteint un jalon important lors d'une réunion, qui s’est tenue Ampandrianomby, à laquelle ont participé des hauts responsables et techniciens du ministère des Mines et des Ressources stratégiques, conduits par le secrétaire général. Au cours de cette réunion, les experts japonais ont présenté les grandes lignes de l'étude, ses objectifs et les résultats préliminaires. Les régions sélectionnées pour l'étude comprennent celles liées au projet Ambatovy qui se concentre sur l'exploitation de nickel et de cobalt, ainsi que quelques sites de Kraoma et des opérations minières artisanales. 

Réalité locale

Outre les images satellitaires, des visites sur le terrain ont été réalisées pour compléter les analyses et évaluer les réalités locales. Les techniciens ont également relevé le défi de l'application de la télédétection aux petites mines. L'impact potentiel de cette étude est significatif pour Madagascar. Elle permettra au pays de surveiller de près les activités minières, de prendre des mesures appropriées en temps réel en fonction des données recueillies et de renforcer la coopération internationale dans le secteur minier. Les techniciens japonais ont également prévu des rencontres avec d'autres responsables ministériels dans des départements gouvernementaux concernés. Il est à noter que cette initiative s'inscrit dans un contexte plus large, ciblant cinq pays en développement dont le Cambodge, le Laos, le Mozambique, la Zambie et évidemment Madagascar. Ces efforts conjoints témoignent de l'engagement de la communauté internationale à promouvoir des pratiques minières durables et responsables. L'étude menée par les experts japonais offre une lueur d'espoir pour l'avenir du secteur minier à Madagascar. Grâce à la télédétection, le pays est mieux armé pour surveiller, gérer et protéger ses ressources minérales précieuses, tout en contribuant à une exploitation plus responsable et respectueuse de l'environnement. Cette collaboration internationale promet de renforcer la transparence et la durabilité dans le secteur minier malagasy, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux horizons prometteurs.

 

Hary Rakoto

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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