Publié dans Economie

Branchements sauvages - La JIRAMA serre la vis à Ambohimanambola

Publié le jeudi, 17 juillet 2025
Selon la JIRAMA, ces individus ont monnayé leurs services directement auprès des habitants Selon la JIRAMA, ces individus ont monnayé leurs services directement auprès des habitants Crédit photo : archive

Dans le quartier d’Ambohimanambola, quelques poteaux flambant neufs avaient récemment surgi comme des champignons. Une lueur d’espoir pour des familles longtemps privées d’électricité ? Pas vraiment. Derrière ces installations improvisées se cachait un réseau de branchements frauduleux, mis en place par des entrepreneurs privés, non agréés, attirés par le profit rapide. Selon la JIRAMA, ces individus ont monnayé leurs services directement auprès des habitants, qui ont eux-mêmes acheté les poteaux et les équipements nécessaires. Résultat : plusieurs foyers se sont retrouvés raccordés illégalement au réseau électrique national. Mais cette fois, la compagnie publique n’a pas laissé passer. Les auteurs de ces branchements ont été condamnés à six mois de prison ferme et devront s’acquitter d’une amende de deux millions d’ariary. Une décision saluée comme un tournant par certains observateurs. « Il fallait que ça cesse ! Ces branchements sauvages sont non seulement dangereux, mais injustes pour ceux qui attendent depuis des années une installation conforme », lâche un riverain excédé par la situation.

 

Non sécuritaire

 

La JIRAMA, de son côté, envoie un signal fort. A travers cette affaire, elle rappelle que seuls ses techniciens sont habilités à réaliser des branchements sur le réseau, et que toute tentative parallèle constitue une infraction passible de poursuites. « Les branchements illégaux mettent en péril la sécurité des personnes et la stabilité du réseau. Nous comprenons l'impatience de certaines familles, mais la loi doit primer », soutient un responsable technique. Si cette intervention a permis de démanteler le réseau clandestin à Ambohimanambola, elle soulève aussi une autre question : pourquoi tant de citoyens choisissent-ils de contourner les circuits officiels ? Le prix élevé des branchements légaux, les lenteurs administratives et le manque de transparence sont souvent pointés du doigt. Un jeune père de famille concerné par l’affaire admet : « On veut juste de la lumière chez nous. Mais la JIRAMA, c’est trop long, trop cher… » Un constat amer qui en dit long sur les défis à relever. Pour autant, l’espoir reste permis : avec une réforme en profondeur de ses services, la JIRAMA pourrait regagner la confiance des usagers. En attendant, les sanctions tombent, et la leçon est claire : l’électricité ne s’obtient pas à n’importe quel prix, et surtout pas de manière illégale.

 

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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