Publié dans Economie

Intelligence artificielle - Airtel mise gros sur le digital avec Xtelify

Publié le lundi, 18 août 2025
L’opérateur compte offrir une nouvelle dimension à son réseau L’opérateur compte offrir une nouvelle dimension à son réseau Crédit photo : Airtel

Airtel Africa vient de franchir une étape décisive en scellant un partenariat stratégique de plusieurs millions de dollars avec Xtelify, la branche digitale de Bharti Airtel en Inde. Ce contrat, présenté comme pluriannuel, a pour but d’accélérer la transformation numérique du groupe dans ses 14 marchés africains. Avec l’intégration de solutions comme Xtelify Data Engine, Work et IQ, l’opérateur compte offrir une nouvelle dimension à son réseau.

 

Ces plateformes vont équiper les 150.000 agents sur terrain d’Airtel Africa avec des données ciblées pour affiner les stratégies commerciales et améliorer la relation client. La priorité sera aussi donnée à des enjeux sensibles, tels que la lutte contre les spams et la fraude, afin d’assurer une meilleure sécurité pour les utilisateurs. Le directeur des systèmes d’information du groupe, Jacques Barkhuizen, salue un tournant majeur : « Ce partenariat marque une avancée capitale dans notre ambition de construire l’avenir numérique de l’Afrique. En tirant parti des plateformes d’IA d’Airtel, déjà éprouvées en Inde, nous simplifions nos opérations, tout en accélérant la personnalisation des expériences pour nos clients ». Pour beaucoup, ce rapprochement entre deux continents illustre une volonté de dépasser les limites actuelles du marché africain, en s’inspirant des succès déjà validés ailleurs. L’ambition est claire : rendre le réseau plus efficace, plus intuitif et surtout plus proche des attentes réelles des consommateurs.

 

 

Cloud souverain

 

Mais Airtel ne s’arrête pas là. Xtelify a profité de cette annonce pour lancer « Airtel Cloud », un cloud souverain conçu pour le secteur télécom, capable de gérer jusqu’à 14 milliards de transactions par minute. Initialement utilisé en Inde, ce système se déploie désormais à l’international et pourrait transformer la manière dont les entreprises africaines gèrent leurs données. Hébergé dans des centres de données nouvelle génération, respectueux de l’environnement, et doté d’une intelligence artificielle générative pour automatiser la gestion, ce cloud offre des services variés (IaaS, PaaS, connectivité avancée), tout en réduisant les coûts et en garantissant une migration sécurisée. Binod Srivastava, directeur commercial Global Business chez Bharti Airtel, insiste sur les enjeux : « En combinant notre plateforme Xtelify innovante avec la vision d’Airtel Africa, nous allons relever les défis majeurs du secteur, comme la lutte contre les spams et la fraude, et assurer la meilleure protection possible aux clients ».

 

Selon certains analystes, ce virage reflète une véritable ambition de positionner l’Afrique dans la course mondiale à l’innovation numérique. Bien que des critiques pointent déjà les risques liés aux investissements massifs et à la dépendance vis-à-vis des technologies importées, l’enthousiasme domine. Ce partenariat ouvre une nouvelle ère où le digital n’est plus un luxe mais une nécessité, un levier de croissance et de modernisation pour l’ensemble du continent.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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