Publié dans Economie

Industrialisation - L’accès au crédit des petites entreprises à améliorer

Publié le vendredi, 19 décembre 2025
L’objectif est de bâtir un tissu économique solide et équitable L’objectif est de bâtir un tissu économique solide et équitable Crédit photo : archives

Le Gouvernement place l’amélioration de l’accès au crédit parmi les priorités économiques actuelles, avec l’ambition affichée de renforcer le climat des affaires et de soutenir les très petites entreprises (TPE) qui constituent l’essentiel du tissu économique formel du pays. 

 

Devant les députés réunis à Tsimbazaza, le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a annoncé la mise en place du Fonds national pour le développement de l’industrialisation (FNDI), un mécanisme destiné à faciliter le financement des TPE et à les accompagner vers le secteur réel de l’économie. Selon lui, ces structures représentent environ 98 % des entreprises formelles et disposent d’un potentiel important en matière de création d’emplois et de génération de recettes fiscales. « L’objectif est de bâtir un tissu économique solide et équitable », a-t-il déclaré, en soulignant que l’accès au crédit reste l’un des principaux freins à la croissance des petites activités. Des entrepreneurs interrogés partagent ce constat. Un responsable d’atelier de transformation alimentaire à Antananarivo explique que « sans garantie suffisante, les banques restent frileuses, même quand l’activité est rentable ». Pour les autorités, le FNDI devrait justement réduire ces blocages, encourager l’investissement productif et favoriser une meilleure intégration des TPE dans les circuits économiques formels, tout en renforçant la confiance entre l’Etat, les opérateurs privés et les institutions financières.

 

 

Contraintes

 

Toutefois, cette stratégie s’inscrit dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires et fiscales. Le Premier ministre a reconnu que l’élargissement de l’assiette fiscale demeure un défi majeur, en raison notamment du faible niveau de collecte des impôts. Actuellement, les recettes fiscales représenteraient environ 10,5 % du produit intérieur brut, un taux inférieur aux standards régionaux qui oscillent entre 10 et 20 %. « Certaines entreprises ne s’acquittent pas de leurs obligations », a-t-il admis, en évoquant des pratiques héritées du passé où il serait parfois jugé plus avantageux de verser des sommes informelles plutôt que de payer l’impôt dans sa totalité. 

 

Cette situation pèse directement sur la capacité de l’Etat à financer des dispositifs comme le FNDI. Pour un économiste local, « l’accès au crédit ne peut pas être dissocié de la gouvernance fiscale, car sans ressources stables, les politiques de soutien aux entreprises restent fragiles ». Le chef du Gouvernement insiste ainsi sur la nécessité d’un changement de mentalité et d’un renforcement de la lutte contre la corruption et le népotisme. Selon lui, cette refondation est indispensable pour instaurer un environnement économique plus sain, capable d’attirer les investissements et d’assurer une croissance durable, même si le chemin reste encore long et semé de difficultés.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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